‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 2)Chapitre 5 sur 98 · DE CET OUVRAGE. XHJ · texte numérisé non relu

DE CET OUVRAGE. XHJ

quelques époques importantes , mais circonscrites.

Il est un reproche que l’on mérite encore : pourquoi introduire dans l’ensemble des Episodes romanesques ? pour obéir à la direction de l’opinion , au goût du siècle , à la frivolité des Lecteurs.

Le principal défaut de cet Ouvrage, il faut en convenir , est le manque d’unité dans le genre; il n’est ni entièrement frivole , ni purement érudit.

Disons-le avec une humilité profonde : en fait d’érudition, combien nous sommes loin de celle de ce docte Saumaise («) , lequel fit deux dissertations savantes sur les pommes d’or des Hespérides , et qui, après avoir établi, par les plus doctes élucubrations, que ces pommes d’or étaient des oranges, finit par se ranger à l’avis d’un Docteur allemand , qui tenait pour les citrons !

REMARQUE

( a ) Ce qui a produit dans le seizième siècle la direction de l’érudition, c’est qu’il était alors impossible de faire autre chose. l\e pouvant ou plutôt n’osant avoir une opinion, on en demandait une ans Anciens.

xiv CRITIQUE

Que nous sommes loin de l’érudition du grave compilateur, qui fait dériver le nom d’ Arlequin de celui du président Achille de Harlay ! non pas à la manière de Voltaire, cela serait trop futile. Il rapporte que, cet Acteur étant accueilli dans la maison du président Achille de Harlay, ses camarades l’appelèrent Harlequino, selon l’usage des Italiens , qui donnent souvent le nom des maîtres aux valets , et celui des patrons aux clic ns. Mais , comme on l’a remarqué , le nom d’Harlequinus se trouve dans une lettre de Kaulin , imprimée en i52i , et dans d’autres écrits antérieurs au règne de Henri III.

Que nous sommes loin de l’érudition de celui qui imprima , dans les Mémoires de T Académie : « Auguste ne buvait que deux cyathes de vin à la fois, et sa plus grande mesure , pour tout un repas , était un setier! On ne dit pas combien il y mêlait d’eau. » Convenons aussi qu’à l’exemple de plus d’un Helléniste célèbre, nous nous sommes aidés quelquefois du latin pour traduire du grec. On l’a reproché au docte Massieu. S’il nous est échappé quelques erreurs , consolonsnous par un illustre exemple : on sait que

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