TROISIÈME PARTIE
DE L^IMPORarANCE ET DE L^ÛTILITE DE CES NOUVELLES EXPLICATIONS MYTHOLOGI- QUES.
Il est moins inutile qu^on ne pense d'inter* roger les monumens civils et religieux de la Grèce, parce que les chanls des*es poètes et les tableaux de ses a^istes , en leur imprimant du charme et de la grandeur, les ont mis de moitié dans Timmortalité de leurs chefsd^oeuvre ; parce qu^ils forment une des pages les plus brUlantes de Thistoire de Fesprit humain ; enfin , parce qu^ils caractérisent le génie particulier du peuple dont les usages, les mœurs et les arts ont le plus marqué dans les progrès de la civilisation , et,le plus influé sur * celle des âges suivans.
*CTnj ^ INTRODUCTION.
Les fictions de la Grèce sont aujourd'hui consacrées par le goût et par le génie ; elles forment une partie de Texpressicm des beauxarts; elles sont , pour ainsi dire, la langue de ^imagination ^ qui ne voit plus les objets qu'à t^âver» le prisme d'une mytholc^c enchanteresse (a).
Tous les esprits dans lesquels il n'y a ni sensônlîté ni grâce , réjettent aujourd'hui ces fictions ; mais leur charme survit à l'abus même et à la profanation de ces fomfies charmantes; mais feur fraîcheur se renoureUe comme cdk de la nature qui leur servit de modèle ; mais rhomme a besoin de signes inspirons et sen- . sibles 9 et la raisoi^ même , pour lui plaire ,
est obligée de s'adresser à l'imagination
Et cfadk langue plus éloquente fae cette^ où tous les sentimens sont revêtus damages /
On ne l'entend plus : on voyage , avec un
REMARQUE
(a) Ployez les vers de Corneille , de Boileau, de Voluire , sar remploi de Ta Fahle^