‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 25 sur 101 · SECONDE PARTIE. XCJ · texte numérisé non relu

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excès, pour en prévenir de plus grands. Peutêtre serait-ce ici le lieu de faire Toir comment, sous prétexte d^élever Thomme à une perfection morale imaginaire , et de lui inspirer une abnégation de désirs et de passions que ses sens et la nature ne peuvent consentir , on a ôté à ses facultés un ressort, et à la société un mobile.

Il me reste à parler de la disposition et du plan de cet ouvrage : /ai ordonné les dfff^renies parties du système religieux , d'après celui du célèbre Dupuis.

Ce savant daigna m'initier, il y. a quinze ans , dans le secret de sa théorie ; j^étudiais alors sous lui l'éloquence ; je dus à ses leçons , sinon des talens, du moins une raison ferme, indépendante et affranchie des préjugés. Ce professeur illustre a présidé en quelque sorte à deux écoles : de sa classe d'éloquence sont sortis des talens brillans et aimables , Colind'Harieville , Demonstier, Richard, Cauchy, * Laya, Legouvé. On a vu se réunir à l'école

Xcij INTRODUCTION.

philosophique , dont il est le fondateur , les chefs même de la philosophie , Voihey , Rabaut-Saint-Etienne , Delaunay , Fauteur du Polythéisme analysé , etc. Ils ont adopté le système de l'auteur ;€& t Origine des CuUes , . et leurs écrits ont répandu les principes qu'il eul la double gloire de signaler et de développer. Je puiserai à mon tour dans cette source féconde.

Je place au bas des pages les notes de renvoi, nécessaires à ceux qui recherchent des détails , des développemens et des autorités. • ■

Ainsi cet optiscule , qui , dans l'origine , fut destiné à répandre , ' parmi lés genà du monde, des notions exactes et saines sur le système des- institutions de l'antiquité , en déguisant l'instruction sous le voile de la frivolité , en j^etant au milieu des salons et des boudoirs les découvertes et les résultats ense- ' velis dans la poussière des cabinets , pourra peut-être , grâce à l'exactitude , à l'étendue

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des citations, et au nombre des autorités philosophiques qu'il rassemble^ s'élever par la suite au rang de manuel classique ou de dictionnaire, sur une des parties les plus importantes du culte et des moeurs de Fantiquité.

Il ne faut pas perdre de vue que , m'étant proposé de terminer la peinture des usages et des moeurs de la Grèce , j'ai dû, lorsque je reconnaissais dans ces usages les institutions d'un autre peuple , mais altérées , en indiquer le premier caractère , sans briser cependant le cachet qui sert à faire reconnaître le génie grec.

Mais ici Je retrouvais la marche de la rai-son , et là les écarts de Vimaginaiion. Comment concilier et fondre ensemble deux résultats opposés ?

Je* ne sentis cette difficulté qu'après avoir rassemblé tous les matériaux de cet essai : je pensai qu'il n'existait qu'un seul moyen de la

XCiv INTRODUCTION.

résoudre ; c^était de placer tanal/se philosophique dans la distribution , dans Vordonnance générale des parties de Vensemble , et d^ laisser briller et se jouer, pour ainsi dire , dans les détails ^ tous les caprices , tous les charmes de la poésie , qui les embellit de la magie des fables.

Ainsi , en parcourant la route charmante des fictions j je marquai et j'élevai , de distance en distance, des signaux de départ et de retour : ces jalons philosophiques furent disposés comme ces termes qui , placés à la tête des carrefours , indiquent au voyageur le nom et la direction du chemin.

Arrivé aux bornes du chaos des fêtes religieuses ^ je trouvai un^ terre nouvelle ; mais la politique et la morale s'offrirent à moi pour me guider.

Je distinguai d'abord les fêtes communes à la grande république grecque , fondées sur les besoins de l'association politique , et sur le»

SECONDE PAKTIE. XCY

rapports du commerce général (a) ou de Tiadustrie paiticulière , deux pivots qui remplacèrent par la suite les bases des fêtes religieuses que Tintérét seul sanctifia.

Les fêles particulières aux différens peuples se présentèrent ensuite sous deux aspects : )e distinguai les fÊtes pid^Uques et les fêtes pri-i>ées ou domestiques.

Dans la première partie de cet ouvrage , j'ai cru devoir quelquefois tempérer là sécheresse du sujet mythologique par le charme des descriptions ; j'ai, en quelque sorte , paré une Minerve austère du ceste de Vénus ; Erato a donné la main à Uranie. J^ai fait plus, j'ai imité ceux qui empruntent les vétemens et les .mœurs des pays qu'ils parcourent : en rassemblant y chez les Grecs conteurs , ces mo-

REMARQUE

{a) L'intérêt du conunerce a fait naître celui des fêtes de la Grèce (i).

AUTORITÉ

(i) CondiUac.

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