‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 3)Chapitre 37 sur 101 · H£M ARQUES · texte numérisé non relu

H£M ARQUES

(a) Vid* Arréphories.

(6) Us portaient seuls un vôtement de couleur amaranlhe, en mémoire de la mort de Kopréus. Koprëus signifiefAoïn/n^ au fumier^ ou un scarabée.

lie scarabée entrait dans les mystères deTEgypte^ et dans son langage allégorique , il désignait le soleil : on portait le deuil de celui-«i dans les fêtes d'Isis, la même que Minerve. C'est, sans doute, ce a quoi on faisait allusion. Hérode Atticus , k qui cette couleur déplaisait , ordonna qu'on aurait des habits blancs pendant cette fête, sans s'embarrasser de Kopréus, ni de l'ancien usage (i). (i) Court de Gébelin*

FÊTES DE LA LUMlifiE. 191

blancs 9 aux traits majestueux , à la marche knte et solennelle. ^

Une foule innom}>rable et parée les accompagne, les suit ou les précède / les palmes dans les mains ^ et les fleurs sur la tété. Des diœurs de musiciens , de rapsodes et d^athlètes y développent leurs talens rivaux : le vaisseau mystérieux marche , ou plutôt glisse comme un trait au milieu de la foule étonnée. Les nomophylaces (a) , le front ceint de ban« delettes hlanches, président à la pompe, qui se dirige depuis le quartier du Céramique jusqu'à Eleusis.

C'est alors, ô que la véritable piété est respectable ! c'est alors que Ton délivre les prisonniers ; ils offrent à la déesse les fers qui tombent de leurs mains. La joie qu'ils éprouvent au sortir d'une longue captivité , les larmes, les caresses de leurs familles , ne sont pas la scène la moins intéressante de ce spectacle religieux.

Si je parais à cette fête , je ne porterai point de vêtemens teints ou de couleur, car ils sont

REMARQUE

(a) Gardiens des lois.

l^ LIV» I. liA CRÉATION, elC.

défendus ; je prendrai un long manteau de lin, dont la blancheur égale Féclat de la lumière. L'étranger larbas , mon ami , veut y paraître : il faudra qu'il se précautionne d'un Ta$e fait en form^ de navire. Mais pourquoi m^arréter ? déjà le héraut annonce la fête , déjà je vois passer les yictimes , ces taureaux couronnés de fleurs que chaque peuple de TAttique doit y conduire.

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