DE CET OUVRAGE. XV
Méziriac avait eu la sagacité de trouver quatre mille fautes dans la traduction d^Amyot.
On tloit nous reprocher encore de n'avoir donné des développemens qu'à la description de quelques Fêtes , et des Aventures de quelques Courtisanes ; de faire ainsi parfois succéder un catalogue sec à une narration brillante: mais nous pouvons répondre que nous avons bâti avec les matériaux de l'antiquité , qui nous a fourni tantôt des marbres , et tantôt de la poussière. Nous pourrions écrire sur le fronton de l'édifice : Histoire des farUcdsies de r esprit humain; il est là, comme ailleurs, fait de toutes pièces.
Aucuns crieront à l'athéisme. Lisez le père Mersenne , et vous apprendrez que , sous ce reproche banal, on avait mis à l'Index le livre même de la Sagesse y par Charron, théologien.
Mais ce fatras de passages , de notes.... (ci).
Nous avons eu du moins le scrupule de citer, avec une exacte religion, les sources
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REMARQUE, (a) La masse en a été diminuée dans cette quatrième Ëditâon*
XTJ CRITIQUE
OÙ nous avons puisé, et cette bonne foi doit nous absoudre; elle devient rare. En effet , ici Mirabeau insère, même dans 4' 15rotica Biblioriy trois pages de Montesquieu, sans en avertir le Lecteur. Là , Boulanger , dans Y Histoire d Alexandre y débute par un morceau de Bossuet , dont il s'empare incognito. Ailleurs, l'Auteur d'un nouvel Abrégé d Histoire grecque^ s'habille à la dérobée de plusieurs lambeaux de Thomas , de Winkelmann, etc. Il n'est pas jusqu'au léger Auteur à!Antenor , qui ne copie le lourd Terrasson ; toute l'initiation d'Orphée est extraite textuellement de Sethos, duquel il n'a sonné mot. Le charmant épisode du po'éte que le médecin guérit en se résignant à écouter sa tragédie, est discrètement tiré des mélanges de littérature orientale , etc. On assure qu'il existe en ce moment un procès entre une société savante et l'un de, ses membres, accusé de fondre dans son journal, et de s'approprier les découvertes de ses confrères , qu'il refuse de nommer.
Nous y mettons plus de loyauté; nous déclarons donc que nous avons les plus grandes obligations aux Ouvrages des sa-
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vans Dupuis , Rabaut ^ Saint -• Etienne » Court de Gebelin^ Sainte-Croix, Dutheil, Dan$se de ViUoison (a), etc. etc.
•C'est à ces flambeaux immortels de Térudition antique , que nous avons emprunté le peu de clarté répandue sur cet Ouvrage. On ne nous reprochera , sans doute , que de rie pas les avoir assez souvent cités.