LES BÉATITUDES DES AMANS
En ce temps-là le jeune Amour Quitta le fortuné séjour
35o LIV. II. LA RÉNOVATION.
Où des dieux ta splendeur rësîdeé Au sommet d'un coteau riaiif ^ Qui termine vêts l'Orient Le beau paysage de Gnide, Apparut fe céleste enfant.
Soudain pour4e voir, pour l'entéAdre^, Le peuple accourut à grands flots; Et bientôt sa voix douce et tendre Dans tous les cœurs grava ces mots:
Bienheureux le mortel qui de l'aimable enfance Conserve la simplicité!
Il jouira d'une félicité Dont les plus grands esprits n'ont pas l'expérience.
Bienheureux ^i sait pardonner Les rigueurs , Finjustiee , et même l'incenstanc^ ! .
Il aura droit à Findulgence , Si dans quelques erreurs il se laisse éntrainër.
Bienheureux qui véi^ des larmes , Fût-ce sur le toâibeau d'un objet adoré ! Sa douleur, ses regrets, ses plaîiites ont leurs charmes,
£t lui-même il sera pleuré.
Bienheureux l'amant qui désire Par sentiment^ et non par vanité !
Au comble de la volupté , Les mêmes feux et le même délire Vivront encor dans son cœur transporté.
CULTE APHRODISIAQUE* 35 g
Bienheureux les amans qui d'un tuteor avttré ^ D'un rival envieux , d'un «nnemi barbare ,
SoufTrent les persëcuttons !
Je récompenserai leurs tribidaticms ; C'est moi qui rëunis i$e que Tboimne sëpai*e«
Bienheureux l'ami de la paix , Qui des amans assoupit les querelle» !
Le prix de ses efforts ^ et son pfcmier siie^^^ Sera d'être chéri des bergers et de» beltes.
Heureux, cent fois heureux les cœurs exempts de fiel, Au bon plaisir d'autruî toujours prêts à souscrire !
. Je leur réserve tout le miel,
Toutes les fleurs de Famouveux empire.
(Le Prêtre referme le liore en le baisant de nouveau; et^ s' avançant au milieu du Ut^ U entonne le premier oers du symbole qxion 9a lire. Le chœur chante le reste. )