Tome /, page
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pmine con^
du Bélier, ' ' les Pers
toque
>nin- ^Zo-
du Taures
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A8TOR, LENOX ÀND
, • NOTEà. 5^5
X>ans le culte solaire qui senît de base à ce système, '1 Faut distinguer, i^ les formes astronomiques, ou tirées ;le5 rapports célestes; a^ les formes allégoriques, ou irëcs des rapports terrestres. . ^
ILtes premtëreGr donnent la clef de la combinaison des
ypes , c'est-à-dire àià^ %ure5 monstrueuses ou hiéroglj-
iliiques, des panthées, etc. Les secondes donnent la clef
le la combinaison des fables principales , des tragédies
iivines, de la création, des rénovations, etc.
• ]>ans le premier cas, Ticonographie sacrée consiste,
»lon lamblique , à. peindre le soleil avec les formes ou
is attributs des animaux célestes qui occupent les signes
% zodiaque qu'il semble parcourir, enfin à varier les
»nnes et les attributs des images du dieu, selon les dî-
srs caractères des saisons. Dans le second cas , l'aMégorie
\ rapporte à ces changemens périodique^ qui se lient à
apparence des mouvemens àe l'astre qui' échauffe et vi^- .
£e la nature. Ce contraste frappant du double état .éù
» trouve la terre lorsque le soleil parait s'approcher 6u
éloigner de notre hémisphère , a été peint d^ms toutes les
stîons théologiques de tous les peuples f'et^ a f<dtla^bas«
e tous leis mystères.
(E), page i86. Sim LES PHILITIES,
Plt^sieurs écrivains ont retracé le charme de ces réu^ âions ; nul ne l'a fait avec plus de naïveté que Bodin. « Les premiers princes et légisbteurs, qui n'avojent
5a6 VOTES»
encores découvert les difficultés qu'il y a d« matntemr les subjects par justice, entretenoyent les confrairies, collèges et communautés, afin, que les parties et membres d'un même corps de république «estaos d'acoord^ il fust plus aisé de reigler , tpute la république, comme nous I voyons que le fit Muma , roy et l^islateur des Romains , qui estabUt confrairies et collèges de tous mestiers, et à cha^ cune.confrairie ordonna certains patrons, cui:és et sacrifices particuliers, après avoir aboli le nom de Sabins, qui se diyisoyent aucunement des Romains. Fa depiiis on fit aussi «une confrairie des marchands, et leur (ut baillé Mercure pour patron : à Fexemple de Solon , qui fit par sa loi (i) que toutes confrairies et communautés seroyent permises, avec pouvoir de faire statuts, teb qu'ils voudroyent, pourvu qu'il ne fust lîeh fait contre les lois publiques.
» Lycurgue aussi non seulement permit, ains encores éstrpitement commanda d'entretenir telles communautés, tant générales que particulières , et que tous les subjects prinssent leur réfection en collèges de quinze à quinze, qu'ils 9ippeloj6atphilitia , pour l'amitié jurée qu^ik aroyent les uns aux autres ; comme aussi en toutes les villes de la Grèce, il y avoit de semblables confrairies, qu'ils appelloyent elairias; comme en Italie , les mêmes collèges estoyent appelles sodalitiay pour l'union, fréquentation et amitié qu'ib avbyent entr'eux , beuvans et mangeans
AUTOEITi.
(i) Plta, in Solan.
:tïOTES. ' 52-]
ensemble la plusparl da temps; et n^avoyent autres juges 4]u'eux-mç$mes , s'il y avoit quelques âifTérends entre les compagnons associés, cognoissaut que Tamitié est te seul fondement de toute société, et beaucoup plus requise entre les hommes que la justice ; car la justice , qui ja* mais n'est ployaUe , retenant sa droitute , fait bien souvent les amis ennemis; et Tamitié cédant de son droit, establit la vraie justice naturelle : attendu . que le seul but da toutes les lois divines et humaines est d'entretenir Tamour entre les hommes, et des hommes envers Dieu, ce qui ne se peut mieux fs^ire que par fréquentation et union ordinaire. -
. » Les Candi^ts (i) anciennement beuvojent et man^geoyent tous ensemble-, jeunes et vieux, hommes et femmes , pour entretenir l'amitié que j'ai dit : mais depuis , pour éviter confusion , les aages et fes sexes furent séparés. £t mesmes nous voyons en la loy de Dieu, les festins de Pasques avoir été commandez en campagnes de dix à dix personnes, outre les festins des pavillons et banqueta ordinaires des sacrifices que Dieu commande être soiempisez en toute foje et liesse : ce qui fiist bien entendu à la première église des Chrétiens, qui faisojent souvent teb festins, quils appelloyent affopaSj pour les baisers de pitié et embrassémens charitables que les uns donnoyent aux autres, outre la fraction et communication ordinaire : cela est encore à présent mieux gjardé en Suis;^ qu'en lieu
{i) Aristoi. in f^9ilU*
528 KOTES.
du moade ; car en toutes les viDes , les confraîries et mestiers ont ieurs maisons communes , où ils font leurs banquets <et festins fort souvent , et il n j a si petit -village qui n ait sa maison commune pour ce faire ; et ordinairement les procès et querelles sont yuidez amiablement, et la senteiKe escrite de cro je* blanche sur la table où ils ont banqueté. £t tout ainsi que les artisans, marchands, prêtres , pontifes*, et toutes sortes d'hommeç avoyent leurs confraines et collèges , aussi ayojent les philosophes entr^eux, et principalement les Pythagoriciens (i), qui s'assemblojent ordinairement et yiyojent la pluspart Vlu temps en commun (a). »
(F), page 223. CROIX; SON ORIGINE.
* « Le sentiment de Socrate sur Torigine de la croix parmi les Chrétiens , se retrouve dans beaucoup d'auteurs (2). .
» Caelius Rhodiginus (3) dit en parlant de la verta et
MYTHOLQGIE COMPAREE.
(a) Les Chrétiens avaient leurs Agapes, a l'imitation des
Philities (4).
AUTORITÉS
(i) lamblic. de Fit. Pythag.—{2) Sosomen. /. vil. EccUs. Hist. c. XV. Suidas in Theodos. Nicephor, OHystus^ /. xii , c. XXVI. Histon triparti L IX , c. xxix. — (3) Jntiq. ieci. /. Xy c. viir.— (4) Superst, anc, et mod, /V il, p, 129.
notes; 529
des mérites qae les anciens ont attribués à Timage de la croix, que cette opinion avait pris son origine et son accroissement chez les Egyptiens qui plaçaient la crpiz au nombre de leurs caractères sacres, la regardaient comme le sjrmbole de la vie foture, et en rej^ësentaient Timag* sur la poitrine de leur dieu Sérapis. Ruffinus (i) n'en parle pas autrement dans son Histoire, ecclésiastique..
M Les obélisques égyptiens,: qui depuis ont été transportés à Rome , nous offrent très-souvent la représentation de ce signe, qui passait pour le synpibole unique de salut.
M Enfin, on représentait Osiris lui-joéme, tenant à la main une croix ou un Uxl , aàxm que Tattiestent plusieurs monumens antiques (2). .
» Jusqu'à Fan 690, ou k peu près, il n'y .avait encore dans les é^es quel là seule figure de Ja croix en dçux pièces de bois travei:sées, et.ron avait coutume dexeprésenter J. C. sous U forme d'un agneau :. ce . qui n'était <]u'une peinture $yrilb<>Uque. M^iis le sixième concile ^ni- >rersel ordonna d'ajouter à la croix Timage en figure bU' maine (3). » •
AVTORITÉS.
1(1) ZiV. n, c, XXIX. — (a) Casai de riiib. petet, Mgypt, c. Xlll,;9. 5o. -*- (3) Hiii.des Cérémi'etdes Suptrst.p. 87.
(fiÙi l»ge «49*
TiTE-'LiTK (i) DDtts a dëcril la liciençe et ran&nbsstf- ^^ent dès Bacdumalcs dans leX^aliilm* Nous transcriYODâ, «n r*brëf|;eant^.te. r^t éloquent.
«c Hispala B^ecénk, cëlèinré c<Mini6»i«^ détourne un jeune Romaiti ,- nommé £bu%ius , de se faire înitîer aux tiouveaux sàcri^es des Bacchantes , où sa mare et son ^beau^i>ère voubient le faire recevoir pour le perdre, et où Hispala elle-même avait été initiée avant d^étre afiranchie. Ëbùtiusf épouvanté du récit que lui fait Hispala, et chassé par sa- mèlre pour ne point vouloir consentir i ce qu^elle exige de lui , va découvrir au consul les abo- Uninationsdè ées fisseanblées nGk:tumé^ Hii^ala , interrogée en présence du k:(hIsu1 parSulpitiâ^ belle ^m^ de ce dertiicr, kti ré^ék tout le mystère de ces sacrifices, es les reprenant dès leur* pjhemiè^elrrigkle*
ti D'abord Ils avaiekit été -cohofiés à des ^tnunes, sanf qu't>ny adnik aucun homme. On ôbnsacraît alors trois jgui< dans Tannée à Tinitiation de celles qui s^présentaient pour être admises aux orgies^ Les matrones parvenaient à la prêtrise chacune à leur tour; mais Paculla Mima, de Capoue, élevée à cette dignité voyait introduit dans ces cér^onies dç9 nouveautés qu'elle prétendait lui avoir été inspirées par las.diénx. C'était eUe .qui j avait admis les premiers hommes ; savoir , ses deux fils , Minius et He-
(i) Liç, XXXIX, c. XV, xvi^
NOTES. \ 53l
renniûs, de là famille des Cêrrinias. Elle arait voulu que <;e$ sacrifices >se célébrassent la nuit, et non le jour; et, AU HeU des trois jours consacres chaque année aux initialions, elle en avait établi cinq par mois. Depuis que leis lioiames j avaient été confondus avec les femmes , et que les ténèbres ,de la nuit avaient amené une licence incon* nue à la linniàre du jour, il n'y avait sorte de crimes, d'infamies «t d'abominations auxquels on ne se fût abandonné sans scrupule ; la débauche hideuse des hommes jentre eux surpassait encore celle des femmes. Ceux qui témoignaient de la répugnance à stibîr ou à proposer ces indi^ités, étaient immolés en victimes. Le caractère de leur religion était de se croire tout permis. Agités de mouvemens convulsifs, fanatiques en délire, lés honimes louaient l'inspiré , et prédisaient l'avenir. Les femmes, travesties en Racchantés , et les cheveux épars , couraient aux bords du Tibre , plongeant dans ses eaux des torches andentes; eUes les en retiraient tout allumées ^ et présen-^ taient comme un miracle ce qui n'était qus l'«fiet du soufre et de la chaux combinés* Précipitant dans le fond des abîmes ceux dont ils voulaient se dé&ire , ils puUtaient que les dieux les avaient enlevés. Ils traitaient ainsi ceux qui refusaient d'entrer dans la conjuration , de participer à leurs forfaits, ou de souffrir les prostitutions. La secte était déjà si nombrefuse ^ qu'elle composait à Rome un second peuple , dont plusi^rs personnes illustres , de l'un et l'autre sexe , faisaient partie^ Depuis deux ans , on avait arrêté de ne recevoir personne au-dessus de vingt ans, parce qu'on recherchait Tâge le plus convenable à l'erreur, ftt k la proâitution«
532 KOTE8.
» Le consul s'étaiit assure. des deux dénontialears ^ Ebutius et Hispala, infonniEi le sénat de toute cette intrigué. Lorsqu^il eut expose ayec ordre ,-. et: ce qni loi ayait été rapporté par d'autres, étce qu'il avait découyeit par lui-m4me, le sénat craignit pour la ri^niblique les suites d'un si épouvantable rassemblement; il ordonna que le consul serait remercié des soins qu'il avoii pris de découvrir, sans édat, ce fojer de conjurations, et le chargea, lui et son collègue, d'informer extraordinairement contre les mini&tres de ces cérémonies xioctumes, et contre leurs complices et adhérens. On donna l'ordre d'arrêter, non seulement à Rome , mais encore dans tons les autres bourgs et iQiles circonvoisinès , les prêtres ou prêtresses qui présidaient à ces sacri^ces. On défendit à tous ceux ou celles qui s'étaient fait, initier pàrmii 4e6 Bacchantes, de s'assembler pour en célébrer les mystères. Avant tout, on devait agir contre ceux qui s'éuûént associés pour attenter à l'honneur ou à la vie des citojens. Tel ftit le résultat de la délibération du sénat.
» Toutes les mesui^es' ajant été prises pour s'assurer des initiés , le sénat rendit un arrëtqui défendait de célébrer à l'avenir les bacchanales, ni à Rome\ ni dans l'Italie. Ce culte se releva dans la suite sous lé règne des empereurs, j»
(H), page 367. SUR L'UNION DES DEUX SEXES. « Tout le mouvement de ce monde se résout et tend
à cet accouplage : c'est une matière infuse partout ; c'est un centre où toutes choses regardent. On voit encore des ordonnances de la vieille et sage Rome faites pour le service de Tamour, et les préceptes de Socrate k instruire les counisanes....
» Cinquante d&tès étaient au temps passe asservies à cet office , et s'est trouve nation, où , pour endormir la concupiscence de ceux qui venaient à la dévotion, on tenait aux temples des G.... à jouir, et était acte de cérémonie de s'en servir avant de venir à l'office (a).
» £n la plupart du monde , cette partie de notre corps était déifiée (S) ; en même province , les uns se l'écorchaient pour en offrir et consacrer un lopin ; les autres offiraient et consacraient leur semence : en une autre , les jeunes gens se le perçaient publiquement.... estimés peu vigoureux et peu chastes , s'ils venaient à s'étonner par la force 'de cette cruelle douleur. Ailleurs , le plus sacré magistrat était, révéré et recognu par ces parties -là; et en plusieurs cérémonies , l'effigie en était portée en pompe à l'honneur de diverses divinités. Les dames égyptiennes , eii la fête des Bacchanales , en partaient au cou, de bois exquisément formé , grand et pesant , chascun selon sa force : oultre que la statue de leur dieu en représentait
REMARQtJES.
(a) I^iimirum propter incontinentiam incontinentia necessaria est; incendium ignibus restinguitur.
(b) On retrouve ce symbole chez le^ Scythes etles peuples septentrionaux , comme chez les Orientaux et les Egyptiens.
534 Î^OTES.
un qui surpassait en mesure le. reste du corps. Les femmes mariées ici près en foirent , de leur couyr&^ef , tœe ligure sur le front ^ pour se gloritiet de la jouissance (|u^eUes en ont, et venant à étreveuyes, le couchent en arrière et ensevelissent sous leur coiflure. Les plus sages matrones, à Rome, estaient > honorées d*of&ir des fleurs et des couronnes au dieu; Pri^pus; et sur ses parties moins honnêtes faisait^ on seoir les vierges au jour de leurs nopçes.,..
» Chascun fuit k voir naijre Fhomme , chascun court à le voir mourir. Pour le détruire , on cherche un champ spacieux et en pleine lumière; pour le construire, on se musse en un cteux ténébreux et le plus contraint qu'il se peut. Cest le devoir de se cacher pû]^r le faire , et c^est gloire , et naissent plusieurs vertus de le savoir défûre....
» A quoi bon faire ces pointes de la philosophie , sur lesquelles aucun être humain ne. peut se rasseoir , et ces règles qui excèdent notre usage et notre force P Je vois «ouvent qu'on nous propose des images de vie , lesquelles ni le proposant, ni les auditeurs, n^oiit aucune espérance de suivre, ni, qui plus est, envie. De ce même papier' dont il viept d'écrire l'arrêt de^ condamnation contre un adultère , le juge en dérobe un lopin, pour en faire un poulet à la femme de son cQmpaignon.
» Celle à qui vou^ viendrez de vous frotter iDicitement, criera pl;us asprement, tantôt en votre présence, inên^e à'I'encpntre d'unejpareiUe faute de sa compaigne, que ne ferait Porcia : et tel condamne un homme à ^ou^rir pour des crimes qu'il n'estime pas fautes....
» !I^U t03:i^tes le^ çhaçibrées de là philosophie anciennç^
NOTES. f^S
eeci se trouvera , qu'un même ouvrier y puU&e des rèfçies de tempérance , et publie ensemble des ^rits d^amour et débauche* ' ^
» Xénophûn, au giron dé Ciinias, éerivit eontr^ la v«rtn aristîppique. » ,
MoBTiLiGJuty Essais, Op. llf*
(l)» page 377.
« J'ai une statué très-ancienne repré$entaBt Priape (dit Casalius), elle est de marbre blanc. Les deux mains du dieu soutiennent contre sa poitrine quantité de fruits, son arme distinctive est d'une proportion énorme , et telle que nous la. dépeint Virgile (a).
» Ce qu'il y a de bien remarquable dans cette statue y c'est qu'elle porte les mêmes vétemens que nos moines , le scapulaire, le capucbou, et ce qu'on appelle ht patience; le sommet de la tête est même rasé y et présente Vaspect d'une tonsure.
» Quelques uns prétendent que les héridques ont fabriqué cette statue pour tourner en ridicule les pieux — ■ ■ I 1. 1» I II ■ Il 11 y » 1
REMARQUE
(a) Est tuguri custos armatus falce salignâ > .
Sed non et vasto est inguine terribilis (i).
AUTORITÉ
(1) Ftrff. in Copa.
536 NOtEs.
anachorètes de l'Eglise priraîtWe ; mais il est plus pro« bable que Priafie étant le dieu des jardins, on le représentait ordinairement arec le costume des paysans et des cultivateurs (a)*
» D'un antre côté , les premiers anachorètes ajant dû choisir par humilité les yétemens convenables aux derniers des hommes, tek que les paysans, Torigine de cette ressemblance parait 'toute naturelle (i)« »
(K), page 340. ORIGINE D£ LA MESSE DES CHRÉTIENS-
» C'était la coutume des Juifs , lorsqu'ib avaient k paroître devant Dieu , de porter toujours, quelques présens des fruits de la terre , en signe de reconnaissance et d^hommage. Les anciens Chrétiens suivirent aussi cet exemple (2), de sorte qu'en leurs assemblées chacun apportait quelques pains ^ du vin , ou des grains et des raisins, et l'on consacrait tout cela à Dieu par la prière : après quoi on prenait de ce pain et de ce vin pour la
REMARQUE
, {a) Agricolam proximus ante Deum (3). AUTORITÉS.
(i) Casalius de prof, Rom, rîiib. p, ]43. — (à) btnœ^ l, IV, c. xtwi, — (3) TUfuU. Gyrald. Syntagm,
communion et la sainte cène. Le reste se mangeait en commun (c'étaient les agapes), et le surplus était distribue aux piauvreSy ou appartenait aux ecclésiastiques ; et ces présens témoignaient la piété de ceux qui les donnaient* Mais cette charité venant peu à peu à se refroidir, les docteurs déclamèrent «ontre les fiches (i), qui, loin de rien apporter, ne rougissaient pas de manger leur part' des présens du pauvre. Ces dons offerts par le peuple furent appelés offrandes.
» De là vint que FËudiaristie était quelquefois appelée sacrifice ou oblation , non pas expiatoire , mais en action de grâces. .
» Entre les nouveautés qui parurent au commencement du deuxième siècle ^2) , il faut mettre le mélange de l'eau avec le vin de l'Eucharistie , dont la pratique n'était autorisée ni par l'institution de ce Sacrement , ni par ordonnance apostolique. Cela pouvait être alors toléré comme indifférent ; mais aujourd'hui on le met au rang des choses nécessaires.
» Il se glissa encore une autre coutume (3) ; on s'avisa de porter l'Eucharistie à ceux qui ne venaient point aux assemblées, principalement aux malades; même si quelque évéque étranger , ou autre personne de marque arrivait , on lui envoyait du pain et du vin de la cène , comme un symbole de communion, fraternelle.
ATJTORlTéS.
(i) Oyp. l. de Op. et Eleemos. —-'{o) Juslih. Mort. Def, ad Antonin, — (3) Lrenœ apud Euseb» /. y, c. xxiii ei xxvi.
» C'était aussi la coutume (i^ de s^entre-baîser apris les prières publiques , en signe de paix et de fraternité. Ensuite on censura ceux qui , après la prière , n'étaien) pas au baiser de paix. Cela s'est depuis changé en un^ cérémonie ridicule (a)* »
(L>, page 367. DES BAISERS.
« Il y aurait de quoi faire une dissertation entière, s'il fallait s'étendre sur les baisers religieux , sur les cantiques chantés en l'honneur de la Divinité , et sur les danses sacrées, trois points capitaux de la religion cérémonielle. Nous n'en dirons que le moins qu^il soit possible d'en dire (3) : on baisait la main et quelquefois la bouche des dieux (4-) ; on leur baisait les pieds et les genoux.
» Les Catholiques ont consacré cette partie du culte à l'honneur de la oroîx et des reliques des saints. A Tas- |>ersion de l'eau bénite, le prêtre baise l'aspersoir; à la procession des rameaux , le diacre baise le rameau qu'îf présente aux prêtres. Il est inutile de s'étendre là-dessus, et de détailler quand et comment lé prêtre baise l'autel, les baisers que l'on donne à l'encensoir, à la patène, au calice , à Tétole blanche , à la main du prêtre , etc. (5) »
AUTORITÉS
(i) Just, Mari, DefecU ad Anlonin, Teri.^ r. de Oral, —
{^Mist* d0s Cérér^. ei des Supersl. p, 2$. — © Cicer. v
in Ferr. Lucret. /. i . Ta4;ii, Annal, L xv , etc, — (4) Apul»
, Miles, XI prudent, — (5) Apul, Minut, Félix, Job. c, XI (l.
Cérém, et Coût, relig, t, i , /?. 3i.