‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 4)Chapitre 21 sur 110 · LE NOUVEAU-NÉ · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU-NÉ

Le cinquième jour après la naissance , on sacrifie aux dieux (2); on suspend aux portes des couronnes , suivant le sexe de l’enfant : une branche d’olivier pour un fils ; une bandelette de laine, symbole de ses travaux , pour une fille (3).

La famille s’assemble, et les amis sont convoqués. Témoins de bonheur, ils donnent et reçoivent des présens. On s’envoie les tributs des mers,' des polypes, des sèches (6). Un

REMARQUES

(«) Âmpliidromia.

(b) Polyoodas , Copias (4).

AUTORITÉS

(i) Jlesych. ex emendalionc Mcursii. Plaut. Tntcul. Suida* • — (2) E/ymo/og. aul. — (5) Hesycliitis. — (4) Lysias oral.

domestiques. io3

banquet solennel atteste la joie ; on se cou* ronne de roses ; on fait des libations au |génie qui préside à la naissance ; on boit au bonheur à pleine coupe : on sert alors aux convives le fromage de Chersonèse, du chou cuit lentement dans l’huile , l’agneau engraisse pour la fête , des oiseaux délicats , des poissons recherchés (i).

Nu, tenant l’enfant dans les bras , on tourne en courant autour du foyer (2); on cuit un pain mystérieux (3). La sage-femme plonge ses mains dans l’eau; l’enfant est remis à la nourrice (C).

Le dixième jour il reçoit un nom (4). La famille , les amis se rassemblent de nouveau ; l’un d’entre eux est le parrain de l’enfant, et préside à la cérémonie (5), au sacrifice et au festin.

De là l’expression grecque , décaten estiasai, célébrer le dixième jour («).

REMARQUE

(a) D’autres auteurs placent celte fête au septième AUTORITES.

(1) Athén. I. 11 , in Ephippig. — (2) Hesych. Pial, in iheatli. — (3) Elymolog. aut. — (4) Suid. Isæus. Aristoph. de avib. Pérnoslh. in Bocst. — (5) Polyœn. strat. I. VI in Jas.

FETES

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