‹ Fêtes et courtisanes de la Grèce (volume 4)Chapitre 23 sur 110 · INSCRIPTION DANS LA TRIBU · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DANS LA TRIBU

Alors les pères inscrivent leurs enfans dans une des tribus (i). La solennité dure trois jours (2).

Le premier (ô) est le jour du festin.

Le second (c) le jour du sacrifice.

Le troisième ( d ) le jour de l’inscription au rang des citoyens.

REMARQUES

(a) Apaturia. Cette fête avait un double caractère, l’un religieux, et l’autre civil. Nous ne parlons ici que du dernier. Selon Court de Gébelin, sa racine est A-pater , le jour où l’on est hors de la tutelle des pères. Ce savant rejette l’explication fabuleuse d’Hérodote et de Suidas, qui consacrent ce jour à Jupiter trompeur.

(b) Dnrpia.

(c) Anarrècis.

(d) Koureolis.

AUTORITÉS

(1) Xcuoph. I. 1. EUenic. Elyrnolog ■ autor. — (2) Suid. Aposlol. cent, ni ,prov. Lxxiv.j

Celle fête se célèbre dans le mois pyanepsion (1).

Le repas a lieu le soir parmi tous les citoyens de la tribu, les parens et les amis (2), On y appelle des hôtes. Homère arrive un jour où la cité célébrait cette fête. On se lève , on s’avance vers lui : « Etranger, nos concitoyens t’invitent au banquet de la tribu (3). » La joie préside au banquet, le goût et la délicatesse l’ordonnent; les cuisiniers sont choisis^) ; le collège des Prétenthes ouvre le repas.

On sacrifie à Jupiter Sodalis et à Pallas (5). Les victimes sont renversées sur le dos, la tête tournée vers le ciel.

Ce jour est aussi marqué par une course aux flambeaux, célébrée en l’honneur du génie du feu (6). On se pare d’habits brillans , on chante des hymnes, on agite des brandons.

Le troisième jour, les parens conduisent leurs parens devant l’assemblée : là , ils jurent sur l’autel que l’enfant est légitime , né d’A-

AUTORITÉÇ.

(1) Harpocr. Etymolog. aut Theophr. in e/h. Caraet. — (■2) Xénoph. Hist. gr. /. 1. Hèrod. Vie cC Horn. Aristoph. Thesmnph. — (5 ) Hèrod. loc. cit . — (4) Tertull. apologc/. c. XXXIX. — (5) Suidas. — (6) Harpocral.

FETES

théniens et de citoyens (1). Il est inscrit alors dans la tribu : on coupe sa chevelure ; souvent on la consacre à Apollon (2).

Ils doivent sacrifier à Diane.

On immole une brebis (3), en gage et en symbole d’union.

Les ris et d’innocentes plaisanteries poursuivent celui qui présente l’offrande.

« L’offrande n’a pas le poids ! » s’écrie de toutes parts la joyeuse assemblée (4).

Des prix sont proposés aux enfans admis ; ces jeunes rapsodes doivent réciter les gnomiques de Solon (5).

On présente aux tribus les enfans des deux sexes , mais à des époques différentes : les fils à l’àge de trois ou quatre ans (6) ; les filles, lorsqu’on les fiance («)(7); les enfans adoptifs dans les Thargélies (6).

REMARQUES

(а) Vid. Gamëlia.

(б) Vid. Thargélia.

( 1 ) Etymolog. aut. Isœus. oral. Samuel Petit , lois d' Athènes. — (2) Hesy fi. Plut, in Thés. — (3) Suid. Scol. Aristoph. — (4) Harpocr. Pollux. Scol. Aristopli. Hesyc'li. Suidas. Eupolis. — (5) Plat, in Tim. — (fi) Procl. in T un. — (7) Dèmosth. orat. Isœus. Liban, décl. xxxvn.

DOMESTIQUES. IOg

Cette fête athénienne est commune aux Samiens (1).

Les femmes sacrifient , dans les carrefours (a), à la divinité qui nourrit l’enfance ; les hommes sont écartés des cérémonies. Il paraît qu’elles sacrifient à Cérès ou à la Terre , mère des hommes (2).

Dans les classes, les enfans sacrifient aux Muses (6) (3).

Archélaüs institua, chez les Macédoniens, la fête de Jupiter et des Muses. Elle dure neuf jours, et chacun d’eux est consacré à une Muse.

§• vin.

l’adolescence ( C ).

La plus heureuse et la plus importante

REMARQUES

(a) In trieio.

(b) Musela. Vid. Eratidia.

(c) Ephœbia.

AUTORITÉS

(1) Hérod. Vie d' Hom. — (2) Hèrod. loc. cit. Hesych. Pausan. Atlic. — (3 )Pausan. Bœot. Plut, erotic. Æschin. in Timarclt. Diod. de Sic. I. XVII.

IIO FÊTES

époque de la vie, l’adolescence, dut être

consacrée.

La jeunesse comprend plusieurs époques distinctes. L’enfance dure jusqu’à quatorze ans ( a ). A quinze , l’état d’adolescence va s’ouvrir ( b ). A seize, il est marqué (c). A dix-sept , elle est révolue (d).

La religion et la politique s’emparent de cette époque de la vie où l’homtne commence. On suspend à la porte de l’adulte un laurier bifide en forme de couronne (i).

L’adulte coupe sa chevelure, et la suspend au temple d’Apollon Delphien (2) ; mais cet usage n’est plus suivi que par ceux qui se piquent d’un minutieux scrupule.

Il remplit de vin une large coupe en l’honneur d’Hercule ; il fait au dieu une

REMARQUES

(a) Pais.

(b) Mellephœbos.

(c) Ephœbos.

(d) Exephœbos (3).

AUTORITÉS

( i ) E/jrmolog. aulor. — ( 2 ) Plut. Thés. Hesych. (3) Censor. de Die Nat.

libation : la coupe circule ensuite parmi les assistans (i).

Alors on écrit le nom de l’adolescent sur un registre : il est classé, et cette cérémonie est distincte de l’inscription dans la tribu (2).

Cet acte est interdit aux esclaves et aux étrangers : c’est un privilège des citoyens d’Athènes (3).

11 fut accordé, en considération d’Hippocrate , aux habitans de l’île de Cos ; et ce décret , qui honore le génie, se trouve dans ses œuvres (4)-

On appelle Kphœbeum le gymnase où les adolescens s’exercent (5) , présidés par un magistrat, un agonothète , dont la charge dure un an (6).

Ils ont un esclave particulier (a) , et une place affectée au théâtre (6).

REMARQUES

[а] Païdikeôr (7).

(б) Ephæbicon (8).

AUTORITÉS

( 1 ) Athèn. /. xi. Hesych. — (2 ) Axioch. Hëliod. I. 1. — (3) Artémid. Onirocrit . /. l , c. LVI. — (4) Hippocr. Oper. — (5) Vilruve , /. v , c. XI. — (6) Arrian. Epist. /. III. Inscriptoet. — (7) Hesych. — (8) Meurs. Att. iect. t. 1 . c. XXIV.

Il ne leur est pas permis de s’absenter pendant cette année. L’adolescent doit rester sous l’œil du peuple (i .

§• ix.

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