II 8 FETES
Leroi lui-même présidait à tout. Sans fasle, et montant un mauvais cheval, il courait çà et là, faisant l’office d’un maître de cérémonies, tantôt précipitant , et tantôt arrêtant la marche.
Aux festins , c’était lui encore qui faisait entrer et placer. Il précédait les esclaves qui portaient les mets. On le voyait paraître de tous les côtés ; tantôt s’asseoir auprès des convives, et s’étendre sur un lit; tantôt se lever brusquement, abandonner la place elle repas, et circuler de table en table. Il recevait debout les santés qu’on lui portait. Il plaisantait volontiers avec la compagnie , et jouait avec les baladins.
Cette dernière troupe le recevait même dans ses rangs; et, vers la fin du repas, au moment où la foule s’éclaircissait , on voyait les farceurs s’emparer du prince comme du plus vil compagnon , et l’élever de terre, ou l’y laisser retomber. Dès que les musiciens arrivaient, le roi sautait, dansait, faisait mille extravagances , au point de faire rougir et sortir les témoins.
Il employa pour les dépenses de ces fêtes , les fonds qu’ils s’était procurés par ses vols , par
d’alexandrie.
ri9
les dépouilles des temples , et par la générosité de scs amis.
§• II