FÊTE D’UNION , OU FEDERATION DE LA GRECE
Tel est le caractère de la fête générale de l’Ionie.
La solennité est semblable à celle des Panathénées. Sept villes célèbrent par des sacrifices leur confédération. On sacrifie à Neptune avec pompe et suivant le rite antique , près de Mycale , dans un lieu désert.
Telle est encore la fête générale de la Béotie (a), célébrée devant Coronée et dans le temple de Minerve ltône.
Il faut rapporter à cette classe de fêtes ces jeux brillans , ces solennités imposantes , qui réunissent les différens peuples de la Grèce.
Ces institutions appartenaient dans le principe au système religieux ; mais , par suite . elles firent partie du système politique.
REMARQUE
(a) Panbœotia (i).
AUTORITÉS
(t) Slrabon} l. ix. Polyb. Hist. Pausan. Siat. Thebald. I, u.
*4 FÊTES CIVILES
« Ce n’est que dans ces fêtes, où le peuple exerce («) sa souveraineté et sa toute-puissance ; ce n’est que là qu’il se montre dans son véritable éclat. D’anciensphilosophes vantaient beaucoup le concert harmonieux des corps célestes. L’unanimité de toute une nation qui a le sentiment de sa force et assez de lumières pour la bien diriger , est bien plus sublime encore
» On a été à même d’observer que le peuple rassemblé a tellement le sentiment de sa force et de sa souveraineté, que plusieurs révolutions politiques ont commencé dans des fêtes. Dans plus d’une , le peuple s’est fait justice lui-même, a secoué le joug, a chassé ou puni ses tyrans (ô). »
REMARQUES
(a) Voyez la souveraineté des peuples dans leurs fêtes publiques-, brochure publiée chez Prudhomme, à Paris, an vi.
(è) Cette observation n'avait point échappé aux rois. En France, les fêtes populaires étaient rares ; la cour n’en donnait que pour elle ; la nation ne les voyait que de loin et ne s’en apercevait que par les embarras qu’elles lui causaient.
SECTION III
§• Ier-