SCÈNE PREMIERE
( Cette scène se passe dans les cpvhsses. )
Les ministres subalternes du Temple.
SOPATER, MÉNIPPE , APHIDNUS, HIE- ROCLÈS, BÉBÉON, PHILON , TAU- MARUS.
BÉBEÔN.
Mon masque tragique. Ces prunelles sontelles assez effarées ? Ce nez me semble un peu long ; il me donne une physionomie bête. MÉNIPPE.
Tu en auras l’air plus naturel.
TAUMARUS.
Rends - moi ma barbe , la queue de la Vache Io.
Mes oreilles de Satyre.
PHILON
Te voilà coiffé à l’air de ton visage
APHIDNUS.
Mauvais plaisant!
HIÉROCLÈS
Ce lourdaud d’Aphidnus m’a emporté une de mes ailes.
bébÉôn , les interrompant.
C’est un pauvre hère que cet initié ! il tremble dès le premier abord. Passe encore s’il avait montré quelque courage ; on aime à réduire ces caractères-là. Mais développer tant d’appareil pour un poltron ! c’est du génie perdu.
TAUMARUS.
Te souvient-il de ce capitaine que tu voulus réduire, pour reprendre ton expression, et
qui, sans respect pour le lieu, allait
si nous n’eussions bien vite coupé les câbles du plancher mobile sur lequel il marchait ?
BÉBÉÔN.
Oui ; mais tu le fis si maladroitement , que
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je pris part aux épreuves du récipiendaire , et que je roulai dans le bassin.
SÔPATER.
N’allez pas faire encore aujourd’hui quelques sottises ; vous compromettriez les Dieuxis
PHILON
Et toi, maudit Satyre, n’as-tu pas failli, l’autre jour, troubler tous les mystères en faisant crier cette jeune vierge ?...
SÔPATER.
C’était l'esprit du rôle. Ce déguisement
PHILON
S’il ne t’embellit pas , semble t’animer.
MÉNIPPE
Holà ! holà ! ministres subalternes ! vous allez sur les brisées de l’Iacchogogue. C’est un morceau d’Eumolpide.
TAUMARUS
Chut! Voici l’Iacchogogue.