‹ Fêtes et courtisanes de la GrèceChapitre 58 sur 68 · THÉOPHILE · texte numérisé non relu

THÉOPHILE

J’ai rempli avec la plus religieuse exactitude toutes les conditions. J’ai toujours craint les dieux et comblé leurs autels de présens. l’hiérophante.

Tout habitant , soit de la ville ou de la campagne , doit, avant tout, être fermement persuadé de l’existence des dieux, et il ne peut en douter, s’il contemple les cieux, s’il envisage le monde, s’il considère la disposition , l’ordre et 1 harmonie de cet univers, qui ne saurait être ni l’ouvrage de l’homme, ni l’effet du hasard aveugle.

On doit adorer les dieux comme auteurs de tous les biens dont nous jouissons. Que chacun donc veille sur ses démarches, comme si le moment de la mort était proche et devait

378 LIV. IY. LA. DÉGRADATION, suivre chacune de ses actions. C’est le vrai moyen de ne jamais s’écarter des égards dus aux règles de la justice et de l’équité. Mais si le mauvais démon le harcèle et l’excite au mal, qu’il se réfugie aux autels et aux temples des dieux, comme au plus sûr asile contre ses attaques ; qu’il regarde toujours le mal comme le plus dur et le plus cruel des tyrans , et qu’il implore l’assistance des dieux pour l’éloigner de lui ; que, pour cet effet, il ait aussi recours à des personnes eslimées à cause de leur probité et de leur vertu ; qu’il les écoute discourir sur le bonheur des gens de bien et sur les chàtimens réservés aux méchans (1).

( Théophile se prosterne aux pieds de l’Hiérophante; il se relève ; on le conduit au fond du sanctuaire. )

autorités.

(1) Préambule des Lois de Za/eucus. Court de Gébe/in. Schœm. serrn. XLII. — Voyez Dissertation sur V union de la religion , de la morale et de la politique. Loud. 1742, t. Il , p. 160. — Tous les sermonaircs.

MYSTÈRES d’ÉREUSIS.

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