INDOUE
Toute la civilisation que nous venons d'étudier, et qui émane des Védas et de Manou, est antérieure au déluge, et les dix dynasties de Pradjapatis,. ou rois seigneurs de la terre et des créatures» avaient déjà régné avant cet événement. Tel est le fait que MCfiis devons tout d'abord retenir.
La géologie et la géographie, ea unissant leurs découvertes, nous apprennent qu'avant le dernier cataclysme, le continent asiatique, se rapproehaît^ par Test, des côtes californiennes de l'Amérique; les nombreux groupes d'iles de l'Qcéanie polynésienne sont les derniers vestiges de cette portion de continaits disparus. Quant au groupe mélanésien, à partir du détroit de Baii et Lombock, il se soudait, au continent australien.
Le voyageur Russell, qui a sondé ce détroit, établit d'une manière indiscutable qu'il était bien la séparation géologique des deux primitifs continents océano-mélanésien et asiatico polynésien.
La grande médaille d'or des sociétés géographiques de Londres et de Paris est venue constater le résultat scientifique de cette découverte.
On peut ajouter qu'il n'y a aucun rapprochement à faire entre les habitants, les animaux, les plantes et les productions des deux pays. Ce fait est reconnu par tous les naturalistes, et nous pouvons l'étayer de notre autorité, si faible qu'elle soit, car nous avons habité l'Océanie pendant trois ans.
Alors que les naturels polynésiens sont incontestablement des Asiatiques par les types et les mœurs, les Mélanésiens avec leurs membres grêles, leur couleur de suie , leur intelligence rudimentaire , sont certainement une race à part, race intermédiaire en harmonie avec les productions de son sol et dont le rôle dans l'univers ne s'est guère élevé au-dessus de celui de la brute.
Du côté ouest, par rapport à llndoustan, le continent asiatique était baigné par une mer qui occupait les contrées connues sous les noms de Belouchistan, Afghanistan, Perse et Tartarie, et s'étendait, si l'on s'en rapporte aux steppes et aux déserts salés de formation récente, jusqu'à l'Océan .glacial du Nord.
Ainsi, toute la contrée où certains orientalistes , qui se traînent à la remorque des Allemands, font épanouir des civilisations aryennes , touraniennes , accadiennes, etc.. était encore sous les eaux à l'époque où le cerveau fertile de leurs inventeurs les fait vivre. . . Et Ton peut dire qu'il n'y a pas dans la science de fait plus audacieusement apocryphe.
Nous mettons au défi les parrains de ces peuples fabuleux de prouver, non pas le degré étonnant de civilisation qu'ils leur attribuent,... mats leur simple existence!...
Le dernier cataclysme diluvien a découvert ces terrains en agrandissant d'autant le continent asiatique, qui se trouva ainsi en correspondance directe avec l'Egypte et les contrées occidentales.
L'Inde regorgeait de populations, et l'émigration, qui jusqu'alors s'était dirigée vers Test, ainsi que le témoignent les signes ineffaçables qu'elle a laissés dans l'Indo-Chiue, la Chine, le Japon et TOcéanie, s'écoula par les routes nouvelles que l'Océan venait de tracer en se retirant.
Les contrées nouvellement asséchées ne surent pas retenir les émigrants, elles servirent de route pour gagner d'un côté l'Arabie et l'Egypte, et de l'autre les pays européens par la Tartarie et le Caucase.
j[ Toute l'ancienne Chaldéo-Babylonie avec ses dé-
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serts salés, ses oasis rabougries, c'a pu nourrir que des tribus de uomades, et cette foule mêlée de petits peuples parlant tous des langages . difTérents, que Bérose, Eschyle et tous les historiens anciens signar lent comme ayant colonisé œtte contrée^ sont certainement des émigrants de toutes castes, chafisés de riiide par les révolutions serviles et les luttes des prêtres et des rois.
Les souyerains babyloniens faisaient traduire leurs décrets en vingt langues différentes, afin qu'ik fussent compris de tous leurs sujets. Si ces fractioiafi de peuples ne venaient pas de l'Inde oii se parlaient alors plus de cent cinquante dialectes, quelle est la contrée qui, dans ces temps primitifs, possiédait dfif populations assez variées pour envoyer en Chaldéo- Babylonie des peupiles parlant vingt langues différentes? Nous posons cette question aux assyriologués qui, un beau jour, ont inventé les Touraniens et les Accadiens...
Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur cette question, que nous avons déjà traitée avec tous les détails qu'elle comporte dans la Genèse de THumanité... Nous ne saurions trop répéter, cependant, que le roman ethnographique des Touraniens^ Accadiens, et autres peuples fabuleux du Tooran illuminant le monde ancien par leur civilisation, est tellement contraire à la géographie, aux découvertes
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géologiques moderneS, à l'histoire qui n'a jamais connu ces nations, à la tradition qui n'a pas conservé le moindre souvenir d'elles, au sol qui ne possède pas une ruine... qu'on ne peut le considérer que comme un rêve de savants franco-allemands, qui, par parti pris de repousser l'Inde comme colonisatrice du monda ancien, se sont imposé la touchante maternité de mettre au jour eux-mêmes des peuples qu'ils déposent d'abord dans les sables du Touran, pour les faire ensuite rayonner sur le monde a&iatique... Il ôb -est même qui Je» envoient jusque dans le nord de l'Europe où il5 seraient <ievenus des Ougro Finnois...
— Vos preuves, vos preuves 1 « Citez, je vims {>rie« 4in seul nom de montagne, de âeuvB ou de viUe ^xJi soit dû à cette langue singulière que vous appelez touraniefune... » ae cesserons -nous de dire av-ec M. Halévy, le savant sémitologue.
Tous les peuples de la Chadéo Babylonie, de l'Asie Mineure, de l'Arabie et de l'Egypte furent si bien des émigrants de l'Indoustan, que nous allons xôtrouver chez eux les traditions antédiluviennes de Manou, et les traditions diluviennes du MaJbiablaarata et autres ouvrages religieux des brahmes écrits aprèscle cataclysme asiatique.