‹ Fétichisme, polythéisme, monothéisme parChapitre 4 sur 37 · RÉPONSE A H. FOUCAUX, PROFESSEUR DE SANSCRIT AU COL- LÈGE DB FRANCE · texte numérisé non relu

RÉPONSE A H. FOUCAUX, PROFESSEUR DE SANSCRIT AU COL- LÈGE DB FRANCE

Tontes mes études sur les civilisations primitives de rinde tendent à prouver :

1^ Qu'il y a un ensemble de traditions, commun à tous les peuples deTantiquité, qui ne vécurent pas plus en dehors les uns des autres que les peuples modernes, sur le terrain des sciences philosophiques et religieuses.

2® Que le foyer de ces traditions fut Tlnde ancienne.

3® Que les Aryens, les Touraniens, les Sémites,

inventés par des spécialistes, pour se donner le mérite de découvrir, 'd'exhtuner des civilisations différentes, ne sont que des rameaux du même arbre, branche indo- asiatique.

4^ Que les civilisations occidentales^ forment la branehe ind(h»ewêpéemiA

&^ fit celles du sud -est, la branche indo- océanienne.

Douze années de voyages, de courses aventureuses, d'études autour du monde, m'ont permis de constater : que tous les hommes de la race blanche, et Ton sait que je n'admets que deux races sans dis* tinction de couleur (les cheveux plats — et les cheveux crépus) ont partout les mêmes traditions génésiques et diluviennes, les mêmes chants héroïques, les mêmes constitutions civiles et religieuses, les mêmes préjugés, les mômes mœurs, les mêmes coutumes. C'est par l'étude parallèle de toutes ces civilisations, dans le passé comme dans le présent» qu'on arrive à substituer Vunilé de l'intellect humain à r orgueil individuel^ et aux prétentions systématiques des castes scientifiques.

Il n'y a pas un fait, pas une croyance, pas une découverte, qui soient indépendants de la tradition commune, et les gens qui, pour se singulariser, et faire une place à part à leurs systèmes, rencontrent à chaque pas des conceptions qu'ils prétendent ne rien

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devoir à celles qui les ont précédées^ oublient l'histoire et les lois d'évolation de l'esprit humain. Que m'importent, un homme, un clan, une tribu, une peu-

plade... ce que je veux dégager, c'est Toeuvre de rhumanité.

A côté de tous les faits importants, qui viennent» en religion, en législation, en philosophie, en littérature, en sciences exactes, prouver la valeur de la thèse que je soutiens, il en est des milliers d'autres d'un ordre plus vulgaire, qui la démontrent avec non moins d'autorité» Que l'on s'adresse aux grands monuments historiques, littéraires et religieux, ou qu'on recueille les souvenirs populaires, le résultat est le même ; tout accuse une uoité d'origine, et une communauté de traditions incontestables. Je choisis dans ce dernier ordre d'idée un des faits les plus curieux de tradition populaire. Il y a dans le Pantcha-Tantra ', ouvrage sanscrit de la plus haute antiquité, un conte que l'émigration indoue a porté aux quatre coins du globe, et que l'on retrouve aujourd'hui dans la légende de vingtdeux peuples, et écrit dans vingt-deux langages différents. Voici ce conte :

4. On n'a pu encore donner une édillon définitiTe de cet ontrafe; eha. que province de llnde a son mannacrit, et il en est qni comptent pinsieurs milliers de fables, alors que d'antres en ont deux on trois cents à peiM.

8 DE LA llARGHE DE LA TRADITION

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