‹ Feu toupinel; comédie en trois actesChapitre 46 sur 117 · VALENTINE, FRANÇOIS · texte numérisé non relu

VALENTINE, FRANÇOIS

VALENTINE, elle prend le métronome sur le f iano et le lance contre le portrait.

Tiens ! toi, attrape, gredin ! S'est-il assez moqué de moi!... Ah! tous les hommes se valent... et ils Devaient pas cher!... Qui me dit que Sébastien lui-même, avec son air bonasse... (Elle sonne.) Pourquoi pas?... Je ne crois plus à rien maintenant... à rien ! En tous cas, la leçon a été bonne ; elle ne sera pas perdue !

FRANÇOIS, il entre à droife.

Madame a sonné ?

VALENTINE

Priez Monsieur de venir me parler.

FRANÇOIS

Monsieur est sorti, Madame

Où est-il allé ?

FRANÇOIS

Ah! Monsieur a négligé de me le dire!

VALENTINE, à part.

D'abord, faisons maison nette!... Que rien ici ne me rappelle plus cette horreur de Toupinel. (Haut). François!

FRANÇOIS

Madame I

VALENTINE

Vous allez faire vos paquets et fllerl

FRANÇOIS

Gomment, Madame me renvoie ?

VALENTINE

Je le regrette ; mais j'y suis forcée 1...

FRANÇOIS

Moi, qui espérais fmir mes jours entre Madame et mon pauvre maître.

II montre le tableau.

VALENTINE

Ah ! oui! Vous l'aimez, vous, ce portrait.

Ah ! Madame !

VALENTINE

Eh bien, décrochez-moi ça vivement, et empor- Lez-le 1

FRANÇOIS

Que je l'emporte?

VALENTINE

Je vous le donne !... (A part.) Et maintenant ça va marcher ici, ça va marcher!

Eli? sort, Fra'.içoU ahuri contemple le portrait.

Rideau.

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