‹ Feu toupinel; comédie en trois actesChapitre 64 sur 117 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DUPERRON

Non, pas du tout!... Et quand je ne mange pas, moi... Je ne sais pas si ça te produit le mêro.e effet!... Quand je ne mange pas, je ne peux pas voir manger les autres !...

MATHIEU

Ah!... Moi, cane me fait rien !...

DUPERRON

C'est nerveux, je crois!... Mais positivement, ça me dégoûte I

MATHIEU

Eh bien, ne me regardes pas !... Seulement, si tu m'avais prévenu, je ne serais pas venu déjeuner chez toi! Quand on invite les gens, que diable!... Ce n'est pas pour leur parler de ses infirmités

DUPERRON

Oh!... avec un vieil ami... on ne se gêne pas.

Enfin, pour te finir mon histoire, j'ai demandé à Caillette un rendez-vous...

DUPERRON

Ahl

MATHIEU

Qu'elle m'a refusé...

DUPERRON, joyeux.

Vraiment

MATHIEU

Elle n'a même pas voulu me dire le nom de son mari, ni me donner son adresse...

DUPERRON, à part.

Je respire...

MATHIEU

Et elle a profité d'un encombrement de voitures pour m'échapper subitement et disparaître.

DUPERRON

Ces/ qu ede veut désormais vivre en honnête femm j!...

MATHIEU

Pas le moins du monde !... Es-tu assez naï;?... Elle a un autre amant, voilc^ tout!

Tu crois?

J'en suis sûr!... Je la connais!... D'ailleurs, je le saurai bientôt, car elle doit habiter le quartier!... Je la retrouverai facilement !... Je vais me nlettre en campagne après déjeûner. Tu vasm'aider, hein?

DUPERRON

Commenl donc !... Mais avec plaisir!...

MATHIEU

Ah !... ça ne traînera pas, va, je t'en réponds! J'aurai vile fait de la reconquérir, ma gentille Caillette!...

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