‹ Feu toupinel; comédie en trois actesChapitre 65 sur 117 · ACTE. DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE. DEUXIÈME

DUPERRON

C'est ce que nous verrons!. ..

MATHIEU

Tu ne me crois pas? Tiens!... Je te parie qu'avant huit jours... Yingî-cinq louis, veux-tu, iiein?

DUPERRON

Je ne parie jamais.

MATHIEU

Dix louis seulement ! . . . Tiens-tu le pari ?

DUPERRON

Tu m'ennuies !

Joséphine entre apportant la sa'ade.

JOSÉPHINE

Voilà la salade!

DUPERRON

Non, pas de salade!. .. >'A Mathieu.) L'huUe est exécrable !. . . (A Joséphine.) Donnez le café

MATHIEU

Pas de fromage?. ..

DUPERRON

Oh î jamais il n'en est entré ici !

Il se lève.

JOSEPHINE

Mais, Monsieur...

DUPEaRON, dune voix terrible.

Vous avez vu entrer du fromage ici, vous ? Servez le café, là, dans ma chambre !...

11 montre le deuxième plan de droite. 11 range vivement plats et couverts sur le plateau, que tient Joséphine.

JOSÉPHINE

Bien, Monsieur 1

Elle sort à gauche, deuxième plan.

MATHIEU, à part.

Quel drôle de déjeûner!... (Se levant.) Alors, c'est dans ta cliambre que nous allons prendre ? 11 garde à la main son verre, dans lequel il trempa un croûton.

DUPERRON

Ça félonne?

MATHIEU

Dame! ... Pourquoi pas ici ?

DUPERRON, enlevant à Mathieu, sa serviette, son verre et son croûton.

Ah! Tu reviens vraiment du Tonliin !... Voyons ! tu sais bien que l'on ne serL jamais le café dans la salle à manger, ça ne se fait pas !

MATHIEU

Mais nous sommes au salou.

DUPERRON

Parce que la salle à manger n'est pas habitable! Donc, puisque nous avons déjeûné dans le salon, nous devons prendre le café dans la chambre!... C'est logique !

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