DE L'OCÉAN QUI ROULE, LA FOULE
De l’océan qui roule, la foule, une goutte est doucement venue vers moi,
En murmurant : Je faime, avant peu je mourrai ,
ENFANTS DADAM
J’ai fait un long voyage uniquement pour te contempler , te toucher ,
Car je ne pouvais mourir avant de V avoir une fois contemplé ,
Car je craignais de te perdre plus tard .
A présent que nous nous sommes rencontrés, nous sommes contemplés, nous voilà tranquilles,
Retourne en paix à l’océan, ma mie,
Moi aussi je fais partie de cet océan, ma mie, nous ne sommes pas tellement séparés,
Regarde le grand globe, la cohésion du tout, comme c’est parfait !
Mais quant à moi, à toi, à la mer irrésistible qui doit nous séparer,
Quant à nous emporter une heure divergents, elle ne peut pourtant nous emporter divergents à jamais ;
Ne sois pas impatiente — un petit moment — sache-le, je salue l’air, l’océan et la terre,
Chaque jour au soleil couchant, pour ton cher toi, ma mie.