PORTE NOR PA DATE OP RQ A ET PE RES
de ses ravins, où elle a répandu toutes les sk tions de l’art le plus gracieux sur les constru : tions cyclopéennes qui sont comme le He témoignage de sa force. à En continuant sous bois de longer le bord, on rencontre une troisième plate- forme avancée, sorte de mirador ou de pinacle, qui sort de la forêt pour denteler la lisière : c’est un promontoire de quel-. ques pieds de large. Le long de la côte, au- -dessous des aigles qui planent, de larges blocs se sont détachés, émiettés, pulvérisés, laissant une crevasse derrière eux et formant un peu plus bas des. mamelons roses de sable fin. Vers l’est, les splen- FES deurs du Cañon se déroulent en capricieux cira cuits ; les premières arêtes nous masquent les. pu développements lointains de cette vallée béante ; à l'extrémité opposée, la vue est arrêtée par l’ef= frayante muraille bombée et liquide que fait la grande cascade de la Yellowstone. La poussière. d’eau remonte dans un nimbe d’arc-en-ciel, et l'écho. des rochers solitaires répercute cette grande voix. du fleuve. On le voit, au-dessus de sa chute, ar-. river des derniers plans de lhorizon où il sem-, ble un lacet d'argent tordu parmi les roches. noires et les sapinières. Quel cadre imposant et grandiose, pour ce bond gigantesque entre Lea parois dorées de l’abîme! A la distance où nous. sommes, le bruit est bien affaibli. La cascade est. inaccessible, et les chiffres qu'on a sont des me-
ce
2 ’approche de cette horrible et saisissante sauva- gerie, où le sol déchiré, froissé, emprunte ses tons à l’or du soleil, à l’azur du Sa aux pétales des roses, au sang des antilopes éventrées par les jaguars ou les oiseaux de proie. Cette large ouverture ne forme pas brèche, ce n’est pas une ntaille laissée sous le coup d’épée de quelque réant de l’air : c’est un évasement de gracieuse rme, d’un coloris invraisemblable, d’une hauur effrayante, le long duquel aucun pied huain ne s’est aventuré, xullius ante trita solo.
Europe, ni Le les Pyrénées, ni Fr les Alpes,
Notre jeune Américaine émet un projet q
du celui qui donc F: ne de la be ai gara. | ie
Yan cee’s Camp. — Un aubergiste romanesque. — La Forêt Pétrifiée.
\dministration et organisation du Parc. — La Faune. — Population patriarcale. — Ne éruquez pas la nature! —
f Ciel et Enfer.
Notre guide au Cañon nous raconte des merà | veilles. « Vous voyez cette chaîne de montagnes, le pic Dunraven, le mont Washburn; de l’autre côté, plus loin, on voit des choses sites toute une forêt pétrifiée; tout a été subitement solidifié : des oiseaux de pierre perchent sur les branches de pierre; un Indien qui tirait à l'arc a été saisi, immobilisé dans cette position qu'il - garde éternellement, et tout le pays est ainsi ». | Même en faisant la part de l'imagination popu- laire, il doit y avoir là un phénomène assez étrange, et l'excursion est aussitôt décidée.
2 Je pars avec un ami et Jackson, notre courrier. « Cocher, pouvez-vous nous conduire ? » [l nous ont que c’est impossible. Aucune route n’est frayée; le pays est fort peu connu, fort peu ex-
; ploré; il n’y a qu’un homme qui sache le chemin, : c'est Jim, le trappeur. S'il est dans la contrée, nous pourrons le demander. Nous faisons chercher Jim : il est introuvable. Nous l’attendons
comme un Messie, personne ne voulant se hasar- es
der sans lui. Enfin, il reparaît. Il avait ‘perdu ses A
chevaux dans là montagne, et il était parti à leur recherche. C'est un jeune cowboy à l'air déterminé, aux traits anguleux, avec une petite mous- … tache blonde tombante, vêtu de cuir, et mordant de temps en temps dans une tablette de tabac au réglisse que tous les drivers ont en poche. Nous
quittons le reste de la troupe qui rentre directe- -
ment à l’hôtel du Mammouth. Notre départ fait quelque peu sensation; nos récents compagnons nous entourent comme si nous allions combattre les Sioux, les Pieds Noirs et les serpents à sonnettes, di la montagne fourmille, dit-on. Jim va devant. Mon ami et moi, nous suivons, Jackson …
ferme le cortège, balayant le sol de ses pieds, sur sa bête trop basse pour sa haute stature; il est
chargé de nos couvertures, des provisions, ses poches sont gonflées par les g'ourdes de wisky sur le sort desquelles il nous rassure, au cas où elles se briseraient : il s’est fait faire des poches waierproof, imperméables !
L'hôtel n’est déjà plus qu'une cabane au loin; nous répondons aux signaux que nous font encore les mouchoirs sympathiques de nos amis et amies, et nous disparaissons au galop de nos excellents petits chevaux derrière les roches boisées du premier défilé.
Il faut grimper à 3,200 mètres pour franchir le
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