‹ Feuilles de route aux Etats-UnisChapitre 16 sur 43 · FA 0 FSUILRNS DB ROUTE 0 2 À · texte numérisé non relu

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des pousses au printemps, et dont les fleurs roses semblent des festons de pampres et d'églantines … accrochés aux branches pour une fête rustique. IL est cinq heures du soir, le soleil qui s'incline vers la montagne n’a plus la force des rayons de midi et contribue à nous faire oublier quenous sommes en plein été; la fraîcheur du soir, la tiédeur du ciel, la grâce de ce décor si coquettement paré, toute cette nature attifée nous donne en plein mois d'août l'illusion du printemps et de l'a FE vril. x pe — Eh bien! Jackson? narr … — Oh! je suis bien fatigué, monsieur Ko- Voilà onze heures que nous sommes en selle. Il est temps d'arriver. Encore un 44/7 à franchir,et nous découvrirons la terre promise. À mesure que de nous remontons, le pays redevient sauvage. Au 0 sortir de l'Eldorado, nous rentrons dans la terre Le désolée ; les pierres précieuses jonchent le sol sans l'orner : agates, sardoines, malachites, améthystes, toutes sales sous leur gangue de boue sèche. Il y a quinze ans, sans plus, les Nez Percés attaquèrent ici même Weikert et Mac Cartney.

Des crânes de chevaux achèvent de s’émietterentre & les cailloux. De temps en temps, le sabot de nos

# Enfin, r nous gravissons Ja done crête, ‘. du. à

nous devrons voir l'hôtel ou Zoghouse. Une belle plaine s'étend à nos pieds j jusqu'à la chaîne loin- taine des Baronettes; il n'y a pas apparence d’haà bitation, c'est toujours le même désert, et pas un

être n'apparaît. Il est six heures du soir.

— Mais, Jim, il n’y a point d'hôtel!

— Si, si, là-bas, voyez.

Du doigt, il nous fait apercevoir entre les arbr:s,

au bord d’un ruisseau, adossée à la colline, une petite cabane peinte en rouge. Nous la distin=-

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