AS D | FEUILLES DE. ROUTE
… geurs à destination du Parc one là, et prennent un petit train local qui relie Livingstone . | à Cinnabar : c’est le point terminus de la voie fer- rée. Il n’y a pas de chemins de fer dans le Parc, Fe pour ne point commettre un anachronisme de Ée ce morceau de pays primitif. À Cinnabar, où l'on débarque le matin vers dix heures, trois grands … se « mail coachs » à t huit chevaux attendent les tou ristes. a On part aussitôt. Les voitures rebondissent du- rement contre leurs épais ressorts de cuir, sur la | piste accidentée qui suit les creux de la chaîne rocheuse et les méandres des torrents, dans un panorama grandiose : cirque immense, où les gradins sont des crètes inaccessibles qui se superposent en s’élevant vers la nue, comme une houle montante. *È 0 Par la Porte de la Montagne, la route ashods “ che sur la vallée du Paradis, où des huttes basses, + faites en troncs d'arbres mal équarris, émergent ca et là de l'herbe épaisse. L'une d'elles porte une pancarte : Post office-Saloon. C'est la poste et le cabaret. Les murs sont faits de huit ou dix | bouleaux couchés les uns sur les autres, raccourcis à la mesure convenable, cimentés avec de la boue. Des pierres parsemées assurent au toit de branches une résistance suffisante contre le vent. a La vallée s’élargit ; les pins et les tremblesl'ombragent de leurs larges rideaux de verdure. La
nr, de rivière Gardner, au \u galop des vingt- quatre . + bêtes qu’excitent les cowboys en culottes decuir.
7 us
Le 19 septembre 1870, le jour même où Paris
Paie investi par lame prussienne, la mission
conduite par le général Washburn pour explorer
la région de la Yellowstone, campait mélancolie
. D ent sur le bassin supérieur des geysers de
s Li Firehole, en peine et en quête d'un compagnon
perdu. Les explorateurs avaient attaché, le long
de leur passage, aux branches des arbres, des avis
détaillés indiquant à leur camarade la direction