LE PACE PTCNE NATIONAL PARK
2 Dans les Montagnes Rocheuses, — Sauvagerie patentée. | : ea — Le Musée de la Nature.
ot faut bord dissiper un mirage et définie A 2 mots. Le Parc National éveille par son nom l'idée d’un jardin de plaisance, et à ce compte he
| est fort mal nommé. C’est une région de dix mille . kilomètres carrés, grande comme un tiers de la 7 Belgique, située au cœur des montagnes Rocheuses, à l’angle des Etats de Wyoming, de Mon- tana et de l’Idaho, enfermée de tous côtés par un formidable rempart de pics et de glaciers. Elle possède les plus prodigieuses merveilles. Leur découverte toute récente a ému le Nouveau Monde, sans être encore fort populaire sur l’Ancien Conti-
: nent.
M. Jules Leduc, président de la Société de Géographie de Bruxelles, dans une intéressante relation d’un voyage fait au Parc National, en 1883,
le lac de la Yellowstone, les bassins des geysers,
fixer, d’y acheter des terrains, d'y chasser, d'y bà- | :
ce “ Il ne one pas moins de 118 travaux de toutes natures et de toutes étendues, pr lesquels la France n’est pas représentée: car on ne saurait tenir un grand compte des rapides es- de quisses de M. Gauilleur ou de M. Tissandier. 1” est temps de rompre le silence et de cesser d’i= gnorer chez nous que les explorations récentes ont. enrichi la terre habitée d’un pays merveilleux. + Dès les premiers rapports des explorateurs, l'Etat s’est aussitôt saisi de ce pays qu'il ne se connaissait pas. Depuis le 1* mars 1872, un vote du Congrès des Etats-Unis a réservé et déclaré … propriété nationale toute la province qui ‘entoure
les sources chaudes, les rivières Yellowstone, Gardiner, Firehole, Missouri. Il est défendu de sy
tir, d'emporter des souvenirs, de déranger la dis position naturelle des lieux : c’est la sauvagerie garantie, patentée par le Parlement; c’est la barbarie officiellement protégée, c'est l'entretiofs de. #3 l'inculte et la religion de la nature. Quandunarbre tombe, on abat la portion qui obstrue la route et on laisse les tronçons pourrir à leur place. Car une route facilite l'accès de ces maquis, où les elques et les castors dorment en liberté sous l'œil paternel de l'Etat.
re More is D qui FT New-York à à Sanncisco. Le Yéllowstone- Park est sur le trajet
qui SR fort de et parce que les trains sont confortables et pittoresques, et parce qu'il n’y à aucune ville importante sur le parcours, sauf Saint-Paul-Minneapolis. Ce sont les grandes capitales qui allongent les voyages. Ici, les bourgades comptent chacune quelques ue en à planches et n’ont de séduisant que leurs noms : Sycomore, Byron, Saint-Cloud (buffet), Bismarck, un pauvre village; New-Salem, Glendive. Le tou- riste traverse à toute vapeur, assis sur la plate- forme découverte à l'arrière du train, tantôt des | gorges rocailleuses aux tons d’or et de vermil- lon, tantôt des sables ondulés, tantôt des landes arides, où les étincelles de la locomotive mettent le feu aux herbes desséchées et aux arbres. Enfin, un matin, la machine stoppe à un point de jonetion qu’on appelle Livingstone, une bourgade toute jeune et déjà prospère. Le convoi qui vient de . l'Atlantique y croise celui qui vient du Pacifique. Une cheville d'or est scellée dans le rail, au point . où les ouvriers soudèrent les deux nou de la voie en construction : ce fut comme la fusion de cr deux océans et de deux hémisphères. Les voya-