‹ Feuilles volantes et pages d'histoireChapitre 35 sur 47 · Il y en avait quarante en · texte numérisé non relu

Il y en avait quarante en

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enfants des colons et aussi des adultes indigènes pour les catéchiser b

Dans les jours d’alerte, le gouverneur ordonnait parfois à tous les habitants de rentrer dans le Fort. La garde de celui-ci nécessitait une constante surveillance. Quelques dogues que l’on avait amenés de France étaient pour les sentinelles d’admirables auxiliaires ; grâce à leur odorat merveilleux, ils savaient découvrir les Iroquois cachés en embuscade dans les plis de terrain ou les bois du voisinage, et s’empressaient de dénoncer leur présence par des aboiements furieux. « Les chiens, dit M. de Casson, faisaient, tous les matins, une grande ronde pour découvrir les ennemis, et allaient ainsi sous la conduite d’une chienne nommée Pilotte. L’expérience journalière avait fait connaître à tout le monde cet instinct admirable que Dieu donnait à ces animaux, pour nous garantir de quantités d’embuscades, que les Iroquois nous faisaient partout, sans qu’il

1. Ce ne fut qu’en 1659 que les Mères Judith Moreau de Brésoles, Catherine Macé et Marie Maillé, hospitalières de La Flèche, en Anjou, prirent la charge de l’Hôpital Saint-Joseph de Villemarie.

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nous fût possible de nous en garantir si Dieu n’v eût pourvu par ce moyen » K

M. Philippe Hébert a eu l’heureuse pensée de faire figurer l’intelligente Pilotte a côté de Lambert Closse dans l’un des hors-d’œuvres du beau monument qui décore la Place-d’ Armes à Montréal.

Les premières pages des annales de Villemarie. — Sanglant épisode. — Le surnaturel dans l’histoire. — L’historien Parkman. — Fils et filles de la catholique Champagne. — Louis d’Ailleboust défricheur et agriculteur. — Ses travaux de fortifications. — Il est nommé gouverneur intérimaire de Montréal. — Voyage en France. — Madame d'Ailleboust bienfaitrice des pauvres sauvages.

Il n’entre pas dans le cadre de cette petite étude d’écrire un résumé de l’histoire de Montréal. La première période de cette histoire est sublime et navrante. Presque toutes les pages en sont teintes de sang. L’holocauste du Long-Saut et l’épouvantable tragédie de

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