‹ Feuilles volantesChapitre 106 sur 137 · LA “HENRIETTE · texte numérisé non relu

LA “HENRIETTE

Yacht francais en rade de Montréal.

Charmant petit vaisseau — naïade ou sirène — Si gracieux à voir sur ton ancre affermi, Orgueil de notre port dont le flot endormi

Reflète en son miroir ta beauté souveraine !

Que ta voile où jamais l'ouragan n'a frémi Ne s'ouvre qu'à l'effort d'une brise sereine ;

Et que nos vagues n'aient pour ta svelte carène,

Charmant petit vaisseau, que des baisers d’emi !

Va, cours, élance-toi de rivage en rivages ; Dans nos havres bruyants, sur nos ondes sauvages,

Sur nos grands lacs lointains où nos fleuves déserts,

Va promener joyeux ta course vagabonde, Et puisses-tu longtemps dérouler dans les airs

Les couleurs de la France au vent du nouveau monde !

Prêtez l'oreille à ma voix musicale, C'est une harpe aux chants mélodieux.

Page 1