‹ Feuilles volantesChapitre 107 sur 137 · A ROSITA · texte numérisé non relu

A ROSITA

Aux frais bourdonnements des abeilles dorées, Aux chants du rossignol se prolongeant sur l’eau, Aux confuses rumeurs des limpides soirées,

Aux duos amoureux de l'onde et du roseau,

À l’orchestre enivrant des brises éplorées Qui bercent des forêts l’harmonieux réseau,

N'as-tu pas dérobé ces notes inspirées

Qui vibrent, Rosita, dans ton gosier d'oiseau ?

Mais non, 6 douce artiste ! 6 belle charmeresse ! Des sons les plus divins la troupe enchanteresse

N’a jamais en nos cœurs créé plus doux émois ;

Car, vois-tu, quand la foule à ton chant suspendue, Frémit d'enthousiasme et t’acclame, éperdue,

C’est un esprit d’en haut qui parle par ta voix !

O livre tout rempli de naïves promesses !

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