‹ Feuilles volantesChapitre 112 sur 137 · LE VIEUX MONTRÉAL · texte numérisé non relu

LE VIEUX MONTRÉAL

Dans leurs excursions des tropiques aux pôles, Nos pères, à travers fleuves, monts et marais, Avec leurs vieux mousquets gelés sur leurs épaules,

Ouvraient à deux battants les portes du progrès,

Sur le flanc des rochers ou du fond des forêts, Leur baguette faisait surgir des métropoles... C’est par eux, Montréal, que tu nous apparais

Désormais le front ceint d’un bandeau de coupoles,

Salut, pages où l’art a, d'un Savant pinceau, Su, presque Pas à pas, retracer Je berceau

D’un grand centre aujourd'hui Deuplé de fortes races !

Chacun de nous, devant ce passé disparu, Doit se dire, en voyant le chemin parcouru :

Nos aïeux étaient grands; sachons suivre leurs traces!

C'est quelque chose encor que de faire un beau rêve !

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