A LA MÉMOIRE DE J.N. BIENVENU
Ta tombe est maintenant morose et solitaire, O Bienvenu, modeste ouvrier du devoir, Et, seul, tu sens la neige et les frimas pleuvoir
Sur la terre où tu dors au fond du grand mystère
Pourtant nul ne t'oublie, 6 patriote austère,
Indomptable frondeur des abus du pouvoir ;
Et, devant ceux du jour, on s'étonne de voir Ta plume se rouiller et ta bouche se taire.
Mais ta tâche est finie, ami, repose en paix
Sous les ombra es lourds et les £gazons épais g £ !
Qui bientôt renaîtront au cimetière agreste,
Ne t'inquiète plus des luttes d'ici-bas :
Nous te Succèderons dans les mêmes combats 5
Car, si tu n'es plus là, ton exemple nous reste !
On nous a tracé le chemin,
MicHAUD.