‹ Feuilles volantesChapitre 68 sur 137 · DAT · texte numérisé non relu

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Vous qui du Pinde abordez les coteaux.

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À Mme ELIZA FRANK

Quand la nuit tombe, — au bord secret des étangs clairs, Où le flot balancé dans son urne trop pleine Inonde vaguei.ent de ses pâles éclairs

Un fouillis d’ajoncs verts qui tremble à chaque haleine, —

Avez-vous entendu — voix d'ange ou de sirène — Animant tout à coup l'ombre des bois déserts, D'un rossignol ému ja cantate sereine

S’élever lentement dans le calme des airs ?

Tout fait silence alors — souffles, soupirs, murmures, Lyres des soirs que Dieu suspendit aux ramures,

De la brise et des nids colloques enchantés ?...

Madame, vous avez de i viseau solitaire L'accent vict orieux, et chacun doit se taire

Dan: le ravissement sitôt que vous chantez !

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O vous que j'aperçois passant légère et belle !

Es. Ducnos.

A MISS WINNIE | JWELS

Bravant dans ses risceurs notre gone neigeuse,

Tourterelle échappée à l'Orient vermeil, Qui done a dirigé ton aile voyageuse

Vers nos Pays du Nord oubliés du nil ?

Toi dont Venise, au chant de sa lagune heureuse, Berça le premier rêve et le premier sommeil ! Quei caprice a conduit ta course aventureuse

Vers no8 bords où l'été n'a qu'un tardif réveil ?

Oh ! je le sais, enfant ! A là plus pure flamme Ton père, doux poète, alluma ta belle âme :

Et, fier de nous montrer un cœur comme le tien, ,

Après avoir — conteur à Ja voix sympathique ! — Chanté notre Pays sur sa lyre exotique, Il t'envoya vers nous pour faire aimer le sien !

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