DELPHINE GAY
Vous verrez, au fond d'un enclos,
Un vieux chalet vaincu par l'âge,
Croulant, comme dans les tableaux.
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Il est écarté de la route :
Rien d'étrange ne le trahit :
Quelquefois une chèvre y broute
L'herbe haute qui l'envahit.
Chaque suison, lon voit s'emboire Ses anciennes couleurs : et puis
image : ; 4 Les oiseaux ne viennent plus boire
ou Sur la margelle du vieux puits,
Plus de riches vergers ; les brises De Fautomne humide et venteux
Déchiquetent les têtes grises
Des grands peupliers soutfreteux,
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Feuilles Voluntes
Aux CTOVASSCS ‘des cheminées L'hirondelle niche au printemps :
Mas ce toit, depuis des anmées,
N à pas eu d’autres habitants,
Rien n'’embellit, rien ne décore Ce dénûment presque absolu :
Seul un vieux lierre grimpe encore
Aux clous d'un auvent vermoulu.
Cet auvent délabré s'effondre Sur un chambranle trébuchant, Où viennent jouer et se fondre
Les lueurs fauves du couchant.
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Oh! la radieuse fenûtre!..
Chaque fois que je la revois, Quelque chose en mon cœur pénetre
Qui met des larmes dans ma voix
Pourquoi /— avais trempé ma plume Pour vous l'écrire, mais voilà :
Jime faudrait faire un volume
Pour répondre à ce pourquoi-là,
À J'avais quinze ans. De la jeunesse En moi déja sonnaut le cor:
J'aurais vendu mon droit d'ainesse
Pour un sourire ... ou ons Ccncor,.
85 Feuilles Voluntes
J'allais par les bois, sur les grèves, En proie à de vagues ennuis:
Mes jours étaient hantés de rêves,
Et des larmes troublauient mes nuits.
À cet âge où lame rattole
De toute énervante Hqueur,
RE 7 Nr. CE ARE ne m7 ED SRE RE ES
Souvent imainte émotion folle
Pour un rien me prenait au cœur.
Dans mes courses à l'aventure, $ Je passais près du vieux chalet, À | Dont alors l'antique structure À (
Dans un frais jardin S'isokut,