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Nlunces 99
Comme lui, vous avez vu bien des soleils naître : Sur votre front serein tout près d'un siècle à lui : Vous avez pas vieilli, @u vous étiez, à prêtre !
Puissant comme le chêne et vaillant comme lui,
Il eut son temps d'épreuve et vous eûtes le vôtre : Mais les assauts jamais n'ont fait vos pas tremblants : Et l'orage n'a mis, sur votre front d'apôtre,
Qu'un reflet d’arc-en-ciel dans vos beaux cheveux blancs.
Vous aussi vous avez de fécondes ramures Dont la frondaison vierge à bercé bien des nids : Autour de vous aussi montent bien des murmures,
Chants d'amour de tous ceux que vous avez bénits !
Le petit vous révere et le crand vous honore :
Laissez votre cœur battre et votre ail rayonner : + | Cr, s'il fut des ingrats, votre âme les ignore : R
Les forts sont indulewents et savent pardonner, D (
Pardonner et bénir, voilà le double rôle à Auquel votre existence entiere s'immola: 1 <
Et si jamais fardeau n'a courbé votre épaule, s:
C’est qu'elle était de fer, cu vos œuvres sont là !
Soixante ans, votre voix ardente a fait entendre L'éternelle parole aux hommes : soixante ans,
Votre main, ô pasteur — infatigable et tendre —
Versa le sang du Christ sur les cœurs repentants.
Slutuces 101
Soixante ans, vous avez, pendant le saint office,
ner; + . A .
Æ in prononçant les mots que Dieu même dicta, | Renouvelé pour nous le divin sacritice r 1 | Qui racheta le monde aux flancs du Golwotha, 3 Soixante ans, Vous avez relevé qui succombe : A Soixante ans on vous vit au chevet du mourant : 7 Soixante ans, vous avez suivi jusqu'à la tombe [à ! À Aa 1 La dépouille de ceux que la mort nous reprend. e D Z Soixante ans, vous avez, de vos mains paternelles, H
Bénit l'anneau sacré qui joint les épousés :
Et je vois devant moi, s'essuyant les prunelles,
Des vieillards que jadis ces mains ont baptisés !
Du pauvre et du petit vous prites la défense : Et nos reuards, d'ici, peuvent apercevoir, Construit par votre zele, un asile où l'enfance
Va puiser la science aux sources du devoir.
Et toujours à Patfüt, et toujours sur la breche,
Dans tous les bons combats à vaincre toujours prêt, | E < 4 On vous a vu saisir la cognée et la bêche 3 C É.
Pour guider le colon au fond de la forêt,
Dans tous les droits sentiers poursuivant votré marche. De nos oints du Seigneur vénérable doyen,
Vous sûtes ajouter au nom du patriuche
Celui du patriote et du crauicl citoyen !
Stances