‹ Feuilles volantes [microforme]Chapitre 16 sur 43 · C : ne · texte numérisé non relu

C : ne

1 Oh! lorsque vous Jetez un coup d'ail en arrière,

0 Vaillant soldat du bien, vétéran des autels, Ce 4 :

2 Et que vous remontez votre longue curicre

En comptant vos labeurs et leurs fruits inmortels,

Dans cette vaste enceinte où chacun vous acclame : DE Rte ,

devrait s'incliner pour baiser vos ecnoux,

Quel sentiment ému doit envahir votre {me :

Quel joyeux Te Deus doit retentir en vous!

marche. | :

Oh! laissez-vous aller à ces transports suprémes :

Savourez les Fruits mûrs de vos eflorts vainqueurs: Cette émotion-là, nous la sentons nous-mêmes :

Ce Te Deuin d'iunour chante aussi dans nos cours!

Pres de vous, ce matin, à genoux dans son temple, Au Dieu qui récompense et fait les jours nombreux, Nous avons dit merci pour le sublime exemple

Que les vôtres plus tard laisseront derrière eux.

Et nous l'avons prié pour que le noble chêne, ne Le L Bravant, longtemps encor, les destins courroucés, 4 Reste pour nous l'espoir de la saison prochaine, à Après avoir été l’orgueil des jours passés. :

emple,

nbreux, le !

UX. ; À Mie HECTORINE DUHAMEL" ICÉS, 6,

La veille de son mariage.

1 Un jour, Mademoiselle, un passant, presque un vieux,

En

Vint s'asseoir au foyer béni de votre père,

Et — vous gardez encor ce souvenir, j'espère —

Fut charmé par l'éclat rêveur de vos grands yeux.

106 Feuilles Voluntes

Vous étiez une enfant folâtre, un peu rebelle : Chacun obéissait quand vous disiez : je veux !

Et, mutine, écartant le flot de vos cheveux,

Vous rez en voyant qu'on vous trouvait si belle.

Je vous fis quelque peu sauter sur mes genoux :

Mon baiser s'égara dans vos boucles soyveuses :

Et, maloré mon front grave et vos mines Joyeuses, Le) Le) .

Une franche annitié s'établit entre nous.

Elle a duré. Plus tard, la douce jeune fille,

Rayonnante, et dans tout l'éclat de son printemps, Remplaça par degrés l’espiègle de sept ans .

Mais Je restai pour elle un peu de la famille.

Stances

MD Je vous voyais grandir, hélas ! presque à regret : Et pourtant j'écoutais d’une oreille ravie

Monter autour de vous des murmures d'envie :

elle. Contre celui qu'un jour votre cœur choistrait. X : Le choix est fait enfin. L'âme sœur de votre àme ” À, dans un jour chéri, croisé votre chemin :

SES, La main d’un fiancé s’est mise en votre main ; Vous n'êtes plus enfant : demain vous serez femme ! C'est l'ordre universel, on s'en plaindrait en vain : | | : , ps, La nature en tout lieu suit sa loi souveraine : À

Après le frais bouton voici la fleur sereine,

De qui doit à son tour naître le fruit divin.

Feuilles Volantcs

Oh ! ne l'oubliez pas, ce jour que le ciel dore En bénissant l'hymen de deux bonheurs rêvés, Ce jour si radieux, hélas ! vous le savez,

L'ère des grands devoirs point avec son aurore.

Que Dieu jonche de fleurs votre nouveau sentier;

Qu'il guide votre esquif vers des rives ombreuses ;

Et, s’il vous faut, pour faire envie aux plus heureuses,

Notre vœu le plus cher, vous l’avez tout entier !

À tous les saints devoirs vous resterez fidèle : Vous naquiîtes d'un sang qui ne saurait déchoir ; Et, dans la mère en pleurs qui vous bénit ce soir,

De toutes les vertus vous avez le modèle,

Stances

Allez, soyez aimée ! et songez quelquefois

Au vieil ami d'antan, qui, paupière mouillée,

Avec le bon papa, le soir, à la veillée,

Parlera bien souvent du bébé d'autrefois.

ap . .

F3 Celui que votre cœur aime entre tous les autres, à QU . . A .

re Celui qui vous enlève au doux toit paternel, reuses, En se liant à vous par un mot solennel, ”

Va — loin de son pays — devenir un des nôtres.

Qu'il soit le bienvenu ! Nous aimons à genoux

La France — son berceau — notre France sacrée ..,

Et nous applaudissons à l'union qui crée

Un doux lien de plus entre la France et nous:

= c s. < z F F EE

D om mt

ET a EE

Page 1