Feuilles Volautes
Ils sont venus déjà, sur nos plages lointaines Où la neige tombe à Hocon, Nous apporter, avec les doux parfums d'Athencs, Comme un écho de FHélicon.
[Is sont venus souvent, troupe mélodieuse D'oiscaux dorés du paradis,
Secoucr sur nos fronts leur gamme radieuse
t nos mains les ont applaudis.
Car, dans ces fiers accents, chacun crovait entendre
La flûte du divin Bion,
Ou la lyre d'Olen mêler sa note tendre H
A la fanfire d'Albion. a
A Matherw Arnold 1:31
Aujourd'hui ce n’est plus tn muse charmeresse Qui franchit l'océan houleux, US, Pour verser un rayon du soleil de la Grèce
Sur nos rivaves nébuleux.
C’est toi-même, poète à la vaste enveroure ln , Qui t'arrêtes sur ton chemin, D) , r Q e : , n | 1 , L] , Q , re dcr L Pour nous faire admirer ta sereine fivure
Et nous tendre ta noble main.
sntendre : O toi qui, si longtemps, des sources d'Hippocrène Tabreuvas au flot transparent,
Comme Chateaubriand et Moore, qui t'entraine
A Aux bords glacés du Saint-Laurent { É.
Qui dirige tes pas vers nos montagnes blanches, Vers nos grands fleuves enchaînés, Vers nos bois sans oiseaux, et dont les avalanches
Tordent les longs bras décharnés ?
le]
À nos traditions bretonnes et normandes Viens-tu demander leurs secrets ?/ Ou réveiller l’essanm de farouches légendes
Qui dort au fond de nos forêts !
Croyais-tu, quand, vers nous, sur la vague féline, Le vent du large t'apporta, Voir surgir, à côté d'une autre Evangeline,
Quelque nouvel Hiawatha ! à
Fe PSE
À Matherw Arnold 133
hes : | ; Oui, sans doute : et devant notre nature immense
Ton génie a déjà trouvé nches
Le récit merveilleux, la sublime romance,
Le poème longtemps rêvé.
Au vent de nos hivers ta muse ouvre son aile : Qu'elle entonne ses chants hautains, Et lance à tous les cieux, de sa voix solennelle,
Un hymne à nos futurs destins !
11° < féline, Qu'elle dise nos lacs, notre climat sauvage,
Nos torrents, nos monts sourcilleux,
Nos martyrs, nos grands noms, et l'héroïque page
Et Ecrite ici par nos aïeux !
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