Z MOI
moi à
La Pou pee
Ertrouvrir les haillons qui le couvraient à peine, L'y cacher, et soudain fuir À perte d'haleine,
Puis li police, puis le procès, la prison
tin le déshonneur, le deuil à la maison !
Uie première faute... un orphelin peut-ôtre
Malgré moi je plaignais le pauvre petit être.
Si bien que je ne sais quel prétexte banal
Me conduisit deux jours plus tard au tribunal.
Entre deux vagabonds et deux filles de bouges
Le petit comparut livide et les yeux rouges.
Son histoire était courte et triste. Cet enfant,
Hélas ! était de ceux que la loi ne défend
Qu'à regret, dirait-on: classe déshéritée
De malheureux sans pain, n'ayant que la dictée
170 l'euilles Voluutes
De leur cœur, ici-bas, pour supporter leur lot, Trois ans auparavant, frappé par un ballot Qu'il arrimait à bord d'un brick faisant escale,
Son père était tombé sans vie à fond de cale.
à Et la mere avait dû, de saison en saison, ; 4 Peiner pour apporter du pain à la maison. 1 © Lui-même — le petit — avait payé sa dette (
À la famille, ayant gardé sa sœur cadette,
Lorsque la mère allait travailler au dehors.
Et puis la maladie était venue : alors Il avait à son tour dû chercher de l'ouvrage.
Tout ce qu'un pauvre enfant peut avoir de courage,
I] l'avait dépensé sans plainte, avec douceur,
Pour sa mère clouée au chevet de sa sœur ...
Ce soir-là même, ayant vu pleurer la petite
La Poupée
t. En songeant à Noël, il était sorti vite, Et, le cœur gros, avait à muinte porte ost l'en]
le Mendier un cudeau qu'on avait refusé...
— C'est pour elle, Monsieur, oui, pour ma sœur mourante Que J'ai volé, dit-il, d'une voix déchirante : C'est la première fois !
Et l'enfant, à ces mots, Se cacha le visage, et, fondant en sanulots,
S'atfaissa lourdement sur la banquette infâme.
courage, NU Et Je sortis, plaignant dans le fond de mon âme . ", N Les juges — leur devoir veut quelquefois cela —
Condamnés à punir de ces criminels-là.
F mn,
SRE SR A NEO