‹ Feuilles volantes [microforme]Chapitre 41 sur 43 · cours de la rivière, on passe par un endroit très sau · texte numérisé non relu

cours de la rivière, on passe par un endroit très sau

vage et très pittoresque, où l’eau fraye bruyamment sa route à travers des roches bizarrement amoncelées, ) après s'être élargie en une espèce de bassin aux formes

| irrégulières, C'est ce qu'on appelle la Mare aux

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Notes 213

Mouites. Les Martes sont ces mystérieuses femmes druidiques qui tiennent des fées où fades, et se confondent, dans les traditions, avec les terribles lavandières dont les apparitions nocturnes sont encore redoutées du paysan français.

La vieille ruine de Châteaubrun à été célébrée par George Sand. C’est là que se déroulent les principales scènes de son roman socialiste Le Péché de M. Antoine.

Crozant est un petit bourg du canton de Dun, dans le département de la Creuse, Larousse lui donne 1362 habitants. Les ruines de Crozant sont célèbres et attirent un grand nombre de touristes et d'artistes désireux de fixer sur la toile cette montagne de vieilles murailles dont l'effet pittoresque est réellement extraordinaire. Dix mille hommes pouvaient tenir garnison dans ce vaste château-fort, qui passait pour imprenable avant l'usage de la poudre à canon.

‘* Le rocher escarpé, sur lequel était assise la forteresse, présente, Cit Adolphe Joanne, la figure d’un triangle dont les côtés ont environ 800 mètres de longueuret la base un peu moins de 200 mètres, Il se dresse à une grande hauteurau-dess'is de deux rivières, la Creuse et la Sedelle, qui le longent à l'est et à l’ouest, et dont les eaux vont se réunir au sommet du triangle qu'il forme, tandis que sa base est séparée du mamelon qui porte le bourg de Crozant par un vallon profond

no

et étroit comme une tranchée, Un pont dont on

t aperçoit encore les piles, jeté sur cette tranchée, | donnait entrée aux hommes et aux bêtes dans cette

forteresse inaccessible de tous les autres côtés. Une mis partie des murailles et quelques-unes des tours se | reportent à la période romaine du XIe et du XIle siècles. Le donjon et une belle tour ronde apparrtiennent au XIIe siècle.” Voici le sonnet improvisé par M. Blanchemain en # cette circonstance :

Quand nous vimes Crozant entre ses deux rivieres, “jf Sentinelle endormie au fond du souvenir,

ARE Enfant d'un sol nouveau, vous m'avez dit : —‘* Ces picrres, n 4 C'est le passé qui meurt, croyez à l'avenir!”

Oui, j'y crois, car au bord des ruines guerriéres, Près du géant brisé, je vois se soutenir

Emblème du progrès des races vraiment fières, L'humble clocher du Christ toujours là pour bénir.

Et je me sens rempli d'espérance profonde, Puisque à travers les ans Dieu reste le fanal ; Des sombres passions je laisse mugir l'onde,

k Puisque en ce temple ouvert par l’âge féodal, WE Mon cœur peut protéger, à l’autre bout du monde Le toit du citoyen libre de Montréal !

ie 15 août 1880.

Guillaume Philibert de Naiïllac, grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né vers 1340, mort en 1421. Il était grand Prieur d'Aquitaine, lorsqu'il remplaça comme grand maître Ferdinand de Heredia,

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Notes

en 1396. Sur ces entrefaites, les Turcs, conduits par Bajazet ler, ayant envahi la Hongrie, de Naillac courut au secours du roi Sigismond, se conduisit brillamment à la bataille de Nicopolis (1396), où les chrétiens furent écrasés par le nombre, et parvint à s’échapper avec le roi de Hongrie, qu’il conduisit à Rhodes. Quelques années après, il fit une descente sur les côtes de Carie, où il construisit un château-fort, prit part aux expéditions que fit Bousicaut sur les côtes de la Syrie et de la Palestine, servit en 1403 de médiateur entre les Génois et le roi de Chypre, et conclut un traité avantageux avec le sultan d'Egypte. Après avoir assisté au concile de Pise (1409), et à celui de Constance, dans lequel eut lieu la déposition de Jean XXIII (1414), il convoqua à Rhodes, en 1421, un chapi re général de son ordre, et fit prendre des me. sures pour rétablir la discipline, améliorer l’état des finances, et mourut peu après Voici l'inscription tumulaire qui se trouve sur son tombeau, dans la petite église de Gargilesse :

Anno : Domini: millesimo: ducentesimo: sexagesimo : sento :

die : dominico : post: festum : ominum: sanctorum : obiit: G. de Naillac ; de profundis vili,

Argenton-sur-Creuse, lArgentomagnus des Romains, chef-lieu de canton (Indre). 4700 habitants, Belle basilique. Magnifique pont en pierre de taille. Vestiges d’un ancien cirque. Nombreuses antiquités découvertes récemment, en creusant les tranchées d’un

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chemin de fer, Sur la gauche de la Creuse, restes d'une ancienne voie romaine, et ruines d'un château-fort construit sur un rocher qui domine la ville. Ce chàteau, assiégé et pris par Henri IV, fut détruit sous Louis XIV.

J'ai retenu un couplet de la vieille chansonnette chantée par la jeunesse d'Argenton, et qui se retrouve mot pour mot et note pour note dans les traditions populaires canadiennes, Le voici :

Vous n'irez plus au bal, madamn la mariée :

Vous n'irez plus au bal, ni à ces assemblées ; Vous gard'rez la maison, Tandis que nous irons,

Depuis la plus haute antiquité, les Bretons ont célébré la Saint-Jeun par de grandes réjouissances populaires. On prétend même que cette fête a une origine antérieure au christianisme, Bien des archéologues y voient un vestige du druidisme : le culte du feu transmis aux Celtes par les anciens sectateurs de Zoroastre. C’est, en tout cas, la fête du solstice d'été, et le trait caractéristique qui la distingue, ce sont les feux de joie que les paysans allument sur toutes les hauteurs, et autour desquels ils dansent et chantent jusqu'à une heure avancée de la nuit. Tout à coup on entend une espèce de rumeur singulière et persistante qui semble venir de tous les points de l'horizon à la fois, Ce sont les cuivres que lon fait vronzer. Le wot est tout à fait local, Voici en quoi cela consiste,

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Notes

On prend les grandes bassines d'airain qui servent de cuviers en Bretagne ; on y met un peu d’eau: on \4 jette des sous, des clous, des clefs, des cuillers ; puis on tend des joncs en travers de l'évasement, Alors, tandis que des mains les tiennent fortement appliqués sur le rebord, d’autres, trempées d’eau, glissent sur | les jones en leur arrachant d’aigres gémissements, des bourdonnements monotones, des ronronnements fantastiques. Cela ne semble pas résonne: très fort, et cependant cela emplit l'atmosphère d’une envahissante vibration qui se fait entendre à des lieues. On prétend que les diuides se servaient de ce moyen pour convoquer leurs assemblées,

Mlle Hectorine Duhamel, fille de M. Joseph Duhamel, de Montréal, maintenant épouse de M. Charles Delamare-Maze, ci-devant de Rouen,

Cette petite chapelle, dont personne ne connaît l’origine, est située sur la route qui longe la rive gauche de la Loire, à quatre lieues de Nantes, et environ une lieue du Pellerin,

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