GILL'MONT
A Mme R. Forget.
Cette villa qui brille au soleil, et dessine
Sur le fond vert des bois ses paradis rêvés,
Cette villa qui tient les regards captivés
Vous fait bien des jaloux, nia charmante cousine.
Pour orner ce palais féerique, vous avez, Nous a-t-on dit, au fond de la forêt voisine, Précieux talismans par hasard retrouvés, Dérobé les secrets de quelque Mélusine.
On prétend, à l'appui, qu'autour du gai manoir, Une baguette en main, sitôt que vient le soir, Une femme apparaît de longs voiles coiffée ;
Mais, moi qui vous connais, je sais, même de loin, Que pour charmer ainsi vous n'avez eu besoin Du secours de personne, et que c'est vous, la fée !
Chacun peut a toute heure Certain d'être accueilli aborder ma demeure.
CASTEL-BIRA Y
Villa de M. Paul Blanehemain.
C'est un frais manoir aux formes exquises Dont le toit domine un flot de bosquets, Un joli castel aux abords coquets Qui feraient envie à bien des marquises.
Le bonheur, ami des abris discrets Si précieux toujours aux âmes éprises, Sait ménager là de douces surprises, Qui disent au cœur de charmants secrets.
Voyageur, ici reposez votre aile.
En apercevant la blanche tourelle, Lorsque le soir tombe ou que le jour point,
Le passant, charmé, s'arrête à mi-côte, Et se dit tout bas qu'on la fit si haute Pour que l'amitié la vît de plus loin.
Là, ceinte d'une haie et de pampre couverte. Dans un pli sinueux de la colline verte. Se révèle de loin ta riante maison.
Francis Pittié.