‹ Feuilleton supplémentaire [microforme]Chapitre 2 sur 2 · MONTREAL, LUNDI 15 MAI · texte numérisé non relu

MONTREAL, LUNDI 15 MAI

| Nous publions anjourd’hui un Feuilleton Suplémentaire |vu la quatité de matière que nous avons en main. Nos lec- |teurs trouveront dans ce feuilleton un extrait du Canadien, sur Nous ne pouvons faute de place Elle se

publier les procédés de cette assemblée de Québec.

ASSENBLÉE PUBLIQUE.—On trouvera plus loin le rapport

ficiel de l'assemblée d’hier, qui avait été convoquée par un {avis contenu dans notre numéro de mercredi, Nous n’avons | pas le temps aujourd’hui d’en donner une description, conime nous l’eussions désiré, ni de passer en revue le magnifique Idiscours prononcé per l'honorable L.-J. Papineau, dont la |puissance oratoire nous parait plus cultivée encore qu'’autre- | fois, sans que l’éloquent orateur ait rien perdu de sa vigueur, de son émouvante énergie, de cette brûlante verve, signes d’i- {Inébranlables et d’honnêtes convictions. Nousespérons pou || voir publier procha’nement une version exacte de son impro-

Lo

| visation, dont le seis sera sans doute perverti, comme il l’a été |malhonnêtement déjà par le Morning Cronicle de ce matin, qui lui met dans la bouche des paroles, absolument contraires là la teneur de son discours tout entier. Une publicité com-

Iplète pour ce discours est due à l’honueur de l’orateur lui-même et à l’assemblée elle-même, qui ne doit pas souffrir |passivement qu’on lui donne un caractère qu’elle n’a pas eu, | qu

’elle n’a pu avoir,

Cette conduite n’est pas surprenante de la part d’un journal ||tory,dont le rédacteur ou le rapporteur ne comprend point probablement la langue française, et qui ne tient peut-être pas À la véracité, à l’égard d’un adversaire politique. Mais que dira-t-on de la tactique d’une feuille canadienne, du Journal de Québec,qui met dans la bonche de l'honorable représentant de llla cité'de Québec des paroles qu’il n’a pas prononcées et à |qui lui fait dire ce qu'il n’a pas dit ? Ou le rédacteur était à l'assemblée, et il a rapporté ce qui est faux, ou il n’y était pas, let alors, comment peut-il en parler ?

M Chabat n’a pas pu, comme le lui fait dire le Journal, répudier la politique ou fes vues de M. Papineau, puisque, lorsqu’il l'introduisit à l'assemblée, ce monsieur n'avait point en- {core parlé. Il a dit, seulement qu’il présidait avec plaisir, à cette démonstration sur l'invitation, de ses concitoyens, qu’il en approuvait par conséquent l’objet, bien qu’il pourrait arri- | ver que, sur quelques points particuliers, il ne fût pas entière- |ment d’accord avec l'honorable monsieur. Voilà ce que M. le président de l’assemblée a ditet ce que tout autre honime à {se place, eût pu dire ; mais il ÿ a bien loin de là ec la com- |plète rejection de principes que lui fait commettre, nous ne savons vraiment pas dans quel but, le Journal de Québec.

L'assemblée a été magnifique et aura du retentissement, nous n’en doutons point. Elle eût été sans doute infiniment plus considérable encore, sans l’intempérie de la journée, qui (fit croire à un grand nombre de personnes que la réunion n’aurait point lieu.

L'honorabie Louls Joseph Papineau repart, ce soir, pour || Montréal, après un séjour de deux jours dans notre ville, où il a reçu la visite de tous les citoyens marquants, qui ne l'avaient pas vu, depuis la malheureuse année de la suspension de notre constitution.— Canadien du 12 mai,

g Nous regrettons qu’une erreur grossière se soit glissée dans la partie typographique du No. de samedi, On s’appercevrà {que nous y avons remédié, autant qu’il était possible de le faire,

Articles remis.—Reveu Commerciale, un mot au Pilot, | Plusieurs correspondances ainsi que l’addresse de la jeuriesse !de Montréal

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