L'HORLOGE
A Simone.
Tu regardes, petite fille
De tes yeux étonnés l'aiguille
Qui marche, calme, jamais lasse
Sur le vieux cadran émaillé,
El, lanl de fois, sur ma chaumière
A vu la nuit et la lumière
Tour à tour tomber et briller.
Tu vois, la minute qui passe.
Jamais n'était venue encore,
Elle ne reviendra plus jamais,
Demain aura une autre aurore,
Qu'on ne verra plus désormais.
A chaque tic- tac encore une.
Qui pour la blonde et pour la brune,
A l'ait du préseriL Je passé!
C'est le temps qui marche, iulassé.
Tu sauras toujours assez vite, Quand viendra pour loi la vieillesse Que l'on compte, en la vie, petite, Par des minutes les bonheurs.
Et, par des heures les tristesses.
Par des journées les malheurs.
3fi —