PRÉFACE
Tout livre, se respectant un peu, est précédé d'une préface qui doit, d'une façon plus ou moins détournée, annoncer au lecteur qu'il va se trouver face à face avec un chef-d'œuvre. Je me soii' mets bien volontiers à la rigueur de cette tradition. En conséquence Je déclare, mais sans ambages, que le présent travail n'est pas par trop mauvais. Et, de plus, je fais cet aveu avec la plus grande sérénité, sans que je sente, le moins du inonde, le rouge me grimper au visage.
Que l'on veuille bien réprimer accès de gaieté ou mouvement de pitié, et me laisser continuer jusqu'au bout . En effet, sont venus à mon aide les indications précieuses ainsi que les conseils éclairés de deux excellents et aimables confrères , M. Michel Brenet, dont nous apprécions tous l'érudition, et M. Charles Malherbe, l'éminent archiviste de l'Opéra. Je leur en témoigne publiquement ici toute ma gratitude.
On connaît ce dicton : a Qui paie ses dettes s'enrichit. » D'oii il vient, je ne saurais le dire. Pourtant, je me figure, en ce moment, qu'il a son origine dans cette provision de bonheur, dans ce sentiment d'intime et profonde satisfaction que l'on éprouve en acquittant une dette de reconnaissance.
Frédéric HELLOUIN.