THOMAS LEWIS
systole. James Mackenzie a noté le même fait sur des tracés radiojugulaires, mais en pareille matière l’électro-cardiogramme donne encore plus de certitude.
On peut se demander par quelle manière, une contraction qui n'intéresse que le ventricule peut affecter la conductibilité du faisceau auriculo-ventriculaire. C’est là cependant un fait indéniable, et qui apparait comme d'autant plus surprenant qu'il se constate en l'absence de toute contraction auriculaire de retour et, par suite, de toute contraction des fibres du faisceau de His.
Un phénomène du même ordre a pu être constaté chez le chat au cours d'expériences que nous avons récemment poursuivies avec le D' Oppenheimer et qui sont encore à publier.
Si l’on vient à asphyxier un chat, il se produit chez lui un block auriculo-ventriculaire partiel. Or si, dans cet état, on provoque des extrasystoles ventriculaires, on voit ces derniers aggraver le block auriculo-ventriculaire, bien que ces extrasystoles ventriculaires ne s’accompagnent d'aucune contraction de retour du côté de l’oreil- IBULES
La seule explication plausible du fait paraît être que l'impulsion venue de l'oreillette n'arrive au ventricule qu'en utilisant les branches inférieures du faisceau de His, et les fibres de Purkinje qui en sont l'épanouissement. Or ces branches inférieures et ces fibres de Purkinje font partie intégrante des ventricules, et je crois qu'il faut expliquer le retard apporté à la conduction auriculo-ventriculaire, par l'influence qu’exerce l’extrasystole intercalée sur la portion du système conducteur de His qui est située anatomiquement dans l'intimité des ventricules.