THOMAS LEWIS
été frappé de voir que, chez les malades sujets à présenter des extrasystoles ventriculaires, la modification de la courbe électrique quirésultaitde chacune d’ellesse montrait toujours avec les mêmes
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ces conditions nouvelles, les modifications de la courbe électrique continueraient à être très analogues, au moment des extrasystoles, à celles que ces dernières déterminaient sur l’électro-cardiogramme du rythme normal.
Or un malade, que le D' James Mackenzie avait bien voulu nous permettre d'étudier fut soumis à l'examen électro-cardiographique à une époque où les tracés jugulaires
-cardiogramme pris du bras droit et de la diaque normale
Fig. 1. — Électro
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ires ; /ff, fibr
la
ICU
R. R, élévations systoliques ventr
Ilet 1910 :
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10gramme pris
Fig. 2. — Elcctro-card
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ICU
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montraient un rythme régulier entrecoupé d’extrasystoles intercalées (1). Ces dernières étaient assez rares, puisqu'un seul des électro-cardiogrammes pris en cette séance se trouva en porter la trace. On peut voir cet électro-cardiogramme reproduit, avec l’extrasystole intercalée, par la figure 1. La contraction qui précède l’extrasystole ne figure pas absolument entière sur la figure, vu qu'elle coïncide avec le début du prélèvement g'alvanométrique. Elle est toutefois suffisamment représentée pour servir à notre démonstration, Immédiatement après cette contraction normale, on distingue l’extrasystole, qui se caractérise par une élévation atypique tout à fait spéciale. Puis la courbe reprend par trois contractions normales.
Quinze jours plus tard, le même malade fut de nouveau examiné, et l’électro-cardiogramme montra cette fois l'existence d’une fibrillation auriculaire (vibrations rapides /ff de la figure 2, et absence complète de toute déviation électrique pouvant être considérée comme due à une systole auriculaire normale).
On notait en même temps une accélération notable du rythme ventriculaire, et les intervalles compris entre les élévations R successives variaient incessamment de longueur, sans qu'aucun de ces intervalles püt être Superposé exactement à un autre. Or ce sont bien là les caractères de la fibrillation des oreillettes, aussi bien en clinique que provoquée expérimentalement.
Mais, de plus, ces électro-cardiogrammes montraient de loin en loin des élévations d’un type spécial (Voy. l'élévation En de la figure 2), qui rappelaient absolument l'élévation anormale de la figure 1. On en pouvait donc déduire qu’elles étaient de même nature que cette dernière, et qu’elles représentaient des contractions extrasystoliques d'origine ventriculaire.
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Le second point sur lequel nous désirons insister ici est relatif à certains caractères de l’extrasystole intercalée de la figure 1. L'élévation R qui précède l’extrasystole En est séparée de l'élévation R suivante par un intervalle plus long que celui qui sépare deux élévations R successives sur tout autre point de la courbe. La raison de cet allongement doit être cherchée, à notre avis, dans l'allongement de l'intervalle PR qui suit l’extra-
(1) Les auteurs anglais désignent sous ce nom (interpolated extrasystoles) des extrasystoles d'origine ventriculaire qui se placent, sans troubler l’ordre des systoles successives, dans la durée d'une diastole. Elles ne sont donc pas suivies de repos compensateur, la raison en étant que, par suite de la longueur des diastoles, l'impulsion venue de l'oreillette trouve le ventricule déjà sorti de la période réfractaire (N. D. L. R.).