‹ Fibromes utérins, leur traitement par l'électrolyse (méthode Apostoli) et leur élimination fréquente sous-muqueuse par l'action de l'électricitéChapitre 3 sur 6 · Loco citato · texte numérisé non relu

Loco citato

grandes illusions qu'une plus longue expérience ne tardera pas à faire évanouir. »

Qu'est-ce à dire et que vaut cette opinion (d'ailleurs sans importance) puisqu'elle est antérieure à la découverte d'Apostoli ?

Toute sa conviction se manifeste par ces mots : « Nous n'oserions pas être si affirmatit' que M. le D r Apostoli » lorsque celui-ci constate les brillants résultats obtenus par l'électrolyse et son innocuité parfaite. Le doute de Secheyron ne me paraît pas une des meilleures raisons scientifiques, malgré l'appui qu'il cherche au surplus dans l'appréciation du D r Doléris.

Il faut à ce propos, faire remarquer que Secheyron ne rapporte pas tout ce que Doléris dit en faveur de l'électrolyse, dont la critique ne me parait pas, (qu'il me soit permis de le dire, malgré la gratitude d'élève, et l'amitié qui me lient à M. le D r Doléris), un modèle du genre, car elle est semée de propositions contraires, les unes favorables et les autres défavorables.

Je veux bien admettre que l'électrolyse ne peut pas constituer en ce moment, le traitement radical des fibromes utérins, en ce sens qu'ils ne disparaîtront pas sous son unique influence. Un polype, en effet extérioré, grâce à l'électricité, de la cavité utérine pour tomber dans le vagin, à besoin finalement d'une intervention chirurgicale pour être totalement supprimé. Mais en la considérant comme moyen de traitement symptomàtique, Doléris écrit(l)... « Lesdouleurs n'ont pas été sensiblement modifiées.

« Les hémorrhagies, influencées au début chez certaines malades n'ont jamais manqué de reparaître si on a interrompu le traitement, même après plusieurs mois consécutifs de soins assidus. — Grâce à une persistance opiniâtre dans le traitement, la menstruation a pu être régularisée dans quelques cas et réduite à des pertes peu considérables. — Mais, dans les cas de fibromes mous, à tendance myxomateuse ou kystique, dans lescasoù on avait affaire à des organismes déjà débilités par l'intensité des douleurs et des pertes, les hémorrhagies n'ont pas été modifiées, pas plus que la perte séro- sanguinolente ou séreuse qui caractérise ces variétés.

«Le seul et unique avantage reconnu sans conteste a été, chez presque toutes les femmes traitées, un effet stimulant très favorable à la nutrition générale et à la récupération des forces. Les malades se sentaient, après les premières séances, jylus légères, plus alertes, dégagées en nn mot, plus vivantes. Soit que le bassin, soit que l'abdomen eussent été influencés, comme innervation, sensibilité, ou motilité, elles marchaient volontiers et se tenaient aisément debout, ce qu'elles faisaient avec peine avant le traitement. Leurs mouvements étaient plus libres. La tumeur ne

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