PRÉFACE
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Ce volume, comme les précédents, doit beaucoup à Lucien Herr, qui en a revu les traductions. Durant la cruelle maladie qui l’a ravi si prématurément à la tendresse des siens, à l'affection de ses amis, il
-sinquiétait encore de ne pouvoir en relire les épreuves. Dernier et précieux témoignage de l’intérét qu'il prenait à mon ouvrage.
Ceux qui ont connu l'homme savent combien il fut supérieur à son obscure destinée : ce serviteur des autres était de la lignée royale des grands maîtres : il en avait la hauteur d'esprit, il en avait La compé-. tence, il en avait l'autorité. Il savait tout, il lisait tout. Il pouvait aspirer aux succès les plus éclatants du professorat. Sa modestie leur préféra ceite autre chaire où, à la bibliothèque de l'École Normale Supérieure, tant de générations, dont il fut l’inspirateur, vinrent le consulter comme un oracle et lui durent souvent le meilleur
de leurs travaux. ;
D'autres ont déjà dit, à cet égard, le guide et le conseiller qu'il fut.
Sera-t-il cependant permis à un ami de brève date mais qui, à plus
d’une reprise, éprouva la vertu de son affection, de rappeler ici, avec
une douloureuse émotion, tout ce que, sous son allure brusque et
parfois brutale, qui n'était, au fond, qu'une défense de sa sensibilité,
ce bon géant cachait de tendresse de cœur exquise et profonde? Lui
| sera-t-il permis de dire sa fierté d'avoir, en écrivant ce livre, pu
mériter l'estime et l'approbation d’un pareil homme, d'un pareil juge? |
Je ne saurais oublier non plus tout ce dont 'je suis redevable à mes
vieux camarades Léon Brunschvicg et Elie Halévy qui ont revu le
ns: manuscrit et mont permis d'en améliorer souvent la forme : à mon
TA
cher Ch. Andler qui, à maintes reprises, m'a fourni, pour la biblio-