‹ Fichte et son temps (volume 2)Chapitre 2 sur 95 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

graphie, les indications les plus précieuses ; à mon ami Émile Meyerson, qui a bien voulu se charger de relire tous les textes allemands. .

Je tiens enfin à exprimer mon affectueuse gratitude à mon amie Jeanne Jacob, qui s'est acquittée, cette fois encore, avec toute sa con-

science, de l'humble et ingrat travail de la revision des épreuves.

ge | INTRODUCTION

La: publication récente de divers documents inédits nous a amené

à mettre en note ou en appendice aux deux premiers volumes de notre

publication un certain nombre de compléments importants. Ainsi, pour parler seulement des plus essentiels, certains passages du Journal de Fichte, de ses Lettres, de celles de sa fiancée, qui avaient

été laissés dans l'ombre par Hermann Fichte, ont été publiés dans la

Correspondance éditée, en 1924, par Hans Schulz; ils permettent d’éclaircir un pôint de la vie de Fichte dont nous avions en vain cherché l'explication : le brusque renoncement de Fichte à ses projets de mariage en mars 1791.

Ainsi encore, la publication par Hans Schulz d’une lettre inédite à Baggesen et de plusieurs lettres à Yung établissent de manière indis-

cutable que Fichte, dès le début de sa carrière et presque au lendemain

de son arrivée à léna, quand surgirent ses premières difficultés avec les

Ordres d'étudiants, avait songé à offrir ses services à la République

française; il sollicitait d’elle une pension qui lui permit de mürir à loisir et d’édifier la Théorie de la Science, née, disait-il, sous l'impul-

sion de la Révolution francaise, tout inspirée de l’amour de la liberté

et qui représentait, à ses yeux, la doctrine même qu'avait proclamée la France et pour la propagation de laquelle elle avait risqué son existence. Cette première offre n'eut pas de suite ; Fichte la renouvelle au

lendemain de l’accusation d'athéisme, comme cela ressort des lettres

écrites à Yung le 29 Fructidor an VI, les 13 Brumaire, 20 Germinal et 21 Floréal an VII. « Son souhait le plus cher était de consacrer sa vie au service de la Grande République pour former ses futurs citoyens », et il proposait tout un plan d'instruction « approprié à la Grande Nation ». Les événements de Brumaire lui firent momentanément renoncer à ce projet. Mais, comme il le déclarait, « son vœu le plus ardent c'était que les

<hangements qui s’opéraient fussent radicaux pour apporter enfin à la France un gouvernement digne d’une Nationlibre et que la République

Page 1