Ibid., Il. Bd., 1799, Hood Geschichte.…, p
Ibid., p. 132-133.
saire; elle fut confiée à un personnage dont le nom faisait autorité en matière maçonnique, à Fessler!. |
Ignace-Aurèle Fessler était d'origine hongroise (de Czorndorf). Confié par sa mère aux jésuites de Raab, puis, lors de la menace d'expulsion de l'Ordre, à un parent, lecteur des capucins à Otten, le jeune Aurèle, séduit par la vie du cloître, prononça ses vœux en 1773 ?. Ordonné prêtre, envoyé à Vienne, persécuté par ses chefs pour avoir dénoncé les scandales de la justice ecclésiastique, il dut à la protection de l'empereur Joseph II d’être nommé, en 1783, professeur de langues orientales et d’exégèse à Lemberg, en Galicie®. C’est là qu'il devint franc-maçon. Il entra, le 1° mai 1783, dans la Loge allemande le Phénix de la Table Ronde (Phônix zur runden Tafel)*; il était d’ailleurs versé depuis trois ans dans les secrets de la Maçonnerie : il avait été, à Vienne, en relations suivies avec des francs-maçons de marque, et la confession lui avait PURES de connaître l’essentiel de la doctrine. |
A Lemberg, il dut de l’approfondir à un membre de la Loge Saint-Louis d'Alsace. C'était un ancien étudiant de Strasbourg, intrépide voyageur, qui avait parcouru la France et l'Angleterre, séjourné en Russie et en Suède d'où il avait rapporté de précieux documents sur le rite suédois, sur l’alchimie, la théosophie, la magie, documents dont Fessler eut connaissance ?. 3
Après un voyage à Vienne, en 1785, où il étudia la constitution et l’état actuel des Loges, Fessler écrivit un Traité des Loges, ce qu'elles sont, ce qu’il faut qu’elles soient (Die Freymaurerlogen, was
sie sind, und was sie seyn sollen), traité dont les principes tout
rationnels cherchaient à xclure de la Maçonnerie les pratiques contraires à la raison, not: mment les serments barbares, alors en
usage dans la plupart des Loges à.
Bientôt après, en 1788, une fois mort l'Empereur qui l'avait protégé jusque-là, redoutant les persécutions des jésuites, ses
{. Taschenbuch für Freimaurer, 1. Bd., 1799, p. 134, et Fessler, S. AU über Freymaurerey, wirklich als Mns. für Brüder, Dresden, 1804, II. Bd., I. Abth., Maurerischer Zustand der St. Joh. Loge Royale York zur Freundschaft bey meiner Affiiation den 2ten Juni 1796, p. 6 et suiv.
2. Taschenbuch für Freimaurer, III. Bd., 1800, Literatur, 5, Jahrbücher der grossen:. Loge Royale York zur Freundschaft in Berthe p. 323-326.