Fichte’s Leben, 1. Bd., mm, 2, p
2. Ibid., p. 357-358; Il. Bd., Zweite Abth., V, Anhang A. Briefe an Wolzogen, den
3. Sept. 1804, p. 401. Voir aussi Dr Franz Frôhlich, Fichte’s Reden an die deutsche Nation, p. 44 et 50.
3. Fichte’s Leben, I. Bd., ir, 2, p. 357, et L. Noëck, J.-G. Fichte nach seinem Leben, Lehren und Wirken, III. Buch, 4, p. 460. Au sujet de cette nomination, des difficultés soulevées par Fichte à propos de la traduction latine de l’annonce de ses cours, de sa protestation relative au rang qui lui avait élé assigné à la Faculté, voir les documents publiés par le D' Hans Schulz, notamment la lettre de Fichte à Altenstein (mars 1806) et le décret royal du 13 avril. (D: Hans Schulz, Aus Fichte’s Leben, Reuther und Reïichard, Berlin, 1918, p. 46-49.)
4. Fichte’s Leben, I. Bd., 11, 2, p. 358, et Noack, J.-G. Fichte nach seinem Le Lehren und Wirken, LI. Buch, 4, p. 460. — 5. Ibid., p. 355.
Ce cours avait pour titre /nstitutiones omnis philosophiæ, pour objet la distinction entre l’évidence de fait et l'évidence génétique,
entre l’histoire et la science; c’était une sorte d’encyclopédie philoso-
phique où, partant des sciences positives concrètes, le philosophe s’efforçait de découvrir les principes qui étaient à leur base et de les ordonner systématiquement : ; il enseignait aussi à ses auditeurs « l’art de lire et d'écrire les livres avec des exemples et des exercices? ».
Signe des temps, pour la première fois dans sa carrière Fichte connut l’insuccès : il avait commencé par avoir 82 auditeurs; au bout de quelques leçons ils n'étaient plus que 40; la moitié avait déserté le cours. Avec la loyauté qui le caractérisait, Fichte, loin de chercher, comme d’autres, à dissimuler son échec, l’avoua franchement; il eut ce courage, assez rare pour un professeur, d’en rechercher la cause devant les assistants qui lui étaient demeurés fidèles. |
« Depuis la Pentecôte, leur déclara-t-il dans une allocution, notre assemblée a fondu de moitié. Pourquoi? »
Le cours manquait-il d’attrait? On serait tenté de le croire, puisqu'une partie du public ne le suivait plus; mais il était curieux de noter que la moitié des assistants restants, professeurs, fonctionnaires, docteurs, hommes cultivés, étrangers de passage à Erlangen, déjà versés dans la logique, étaient précisément ceux qui avaient qualité pour en apprécier la valeur, et ils y trouvaient sans doute quelque intérêt, car ils continuaient de le fréquenter. Seuls, de nombreux étudiants l'avaient déserté.
Fallait-il alors inculper le talent du maître? Jusqu'’alors il n'avait jamais été mis en cause : aux étudiants d'Erlangen revenait l’honneur d’avoir découvert que Fichte était un mauvais professeur.
Peut-être était-ce l’objet traité qu’on incriminait? Fichte avait entendu déjà crier au paradoxe..., mais c'était par Nicolaï et par les Nicolaïtes. |
Mettait-on en cause l'obscurité de son enseignement? Il avait été trop clair, de peur d’être ennuyeux. D’ailleurs Fichte avait institué après le cours, pour parer au danger d’être obscur, des conversations où il s’offrait à tous les éclaircissements.
Alléguait-on l’heure tardive de ses conférences, l'après-midi? Mais, dans les Universités les plus florissantes et les plus studieuses, à Iéna, à Gütlingen, on faisait des cours jusqu'à sept et huit heures; Fichte avait professé à Iéna entre six à sept heures, devant des centaines