‹ Fichte et son temps (volume 4)Chapitre 45 sur 116 · id., p · texte numérisé non relu

id., p

7. Briefwcchsel zwischen Schiller und Cotta, herausgegeben von W. VoUmer, Stuttgart,. Verlag der J.-G. Gotta'schen Buchhandiung, 1876, 348, Cotta an Schiller, Tubingen, den 26. Dec. 1800, p. 417.

LE PROJET D'INSTITUT CRITIQUE. 2o3

au printemps de 1801 \ se terminèrent par leur rupture publique ; et quand, au début de l'année 180"2, parut enfin chez Colta le premier fascicule du Journal critique de philosophie, le nom qu'il portait sur sa couverture, à côté de celui de Schelling, n'était pas le nom de Fichte, c'était le nom de Georges-Guillaume-Frédéric Hegel.

1. Fichte's Leben, II. Bd., Zweite Ablh., IV, 24, Fichte an Schelling, Berlin dea 29. April 1801, p. 336.

Esquisse d'un plan relatif a la fondation d'un Institut critique.

Introduction.

1). Avant tout, il faut nous obliger sous serment, chacun de nous vis-àvis de lui-même et tous vis-à-vis les uns des autres, à ce qu'aucune considération rétrospective ni accessoire n'influe sur notre plan, à ce que nous visions uniquement à réaliser le mieux possible ce que nous aurons reconnu comme le meilleur. Sans cela Texécution ne répondra pas au projet; mais des fautes dans le projet même, si insignifiantes qu'elles puissent paraître, nous égareraient dans l'exécution infiniment loin du droit chemin. Réfléchissons : a) que sur le terrain de l'imperfection et du bousillage nous sommes les plus détestables des bousilleui's et que, s'il s'agit de ravauder, de rapiécer un mauvais travail et d'en avancer l'exécution, ceux qui de leur vie n'ont rien fait que cela nous dépasseront toujours, nous qui nous attachons à la perfection; bj que, au cas où des doutes nous viendraient à nous-mêmes sur la possibilité de réaliser le plan projeté, le seul, je crois, vraiment solide, il vaut bien mieux ne rien faire du tout que d'échouer, par là même d'être d'une façon générale un obstacle à la réalisation ultérieure d'un plan pareil et de nous faire à nous-mêmes une réputation douteuse pour d'autres entreprises.

Projkt.

2). Notre entreprise, si elle doit être quelque chose de bon, de sérieux et non du ravaudage, ne peut être et ne peut vouloir être rien d'autre qu'une histoire pragmatique contemporaine de la littérature et des beaux-arts. De cette idée seule découlent toutes les questions que nous avons à nous poser.

3). Notre travail se divise donc en deux parties principales. Il faut d'abord que nous rattachions notre histoire à un moment du temps — que nous en fixions d'une manière absolument déterminée, claire et lumineuse le point d'origine : — puis, par le moyen de cette histoire, suivre le temps.

4). En ce qui concerne le premier chef, nous devons : a) établir un concept déterminé de la science et de l'art en général, et de leur esprit,

un concept des sciences particulières et de leur esprit; b) comparer à cette idée et mesurer à son aune l'époque où commence notre examen critique (qui pourrait très bien être la fin du xviii* siècle) : donc montrer ce qui a été fait jusqu ici, ce qui manque encore, quelle voie il faut qu'à partir de maintenant suive l'esprit humain. A cette fin convient aussi une histoire de la critique publique jusqu'à l'époque choisie, avec indication des préjugés régnants les plus insensés qui ont une influence sur létat de cette critique. Les principes de notre propre critique résultent de cet examen même.

5). Notre seconde tâche découle naturellement de la première. Tout ce qui paraîtra sera, sous forme de classes et de rubriques, passé au crible scientifique en tenant compte des postulats sur lesquels nous nous serons mis d'accord, et cet examen lui conférera son rang.

6). Il résulte de ce que je viens de dire du concept pragmatique et mieux des règles les plus ordinaires de la classification et de la liaison de l'ensemble que des comptes rendus particuliers n'ont pas leur place dans notre plan. Il faut que tout soit et demeure revue systématique. La faculté de discourir à tort et à travers sur un livre particulier et, à ce sujet, d'apporter ses propres opinions et ses pressentiments pour lesquels, à l'heure qu'il est, on ne trouve pas de place convenable, personne d'entre nous ne la prendra en considération : car nous voulons précisément mettre fin au règne de l'impression et des simples fantaisies, et c'est pourquoi elles ne peuvent elles-mêmes pas figurer dans notre plan. Resterait seulement le point de vue mercantile. Mais, puisque nous renonçons (conformément à 1) à la considération secondaire de nous mesurer, sur leur propre terrain, avec les revues existantes qui sabotent la besogne, pour les expulser peut-être radicalement dans quelques années, la force de cette considération perdrait aussi de son poids. Le public s'habituera très vite à la forme moins ordinaire, mais vraiment beaucoup plus commode sous laquelle on lui présentera ce qui est vraiment bon.

7). L'histoire contemporaine va d'une foire aux livres à l'autre, elle est dans son dessein, bien entendu, complète, exhaustive. Par exemple, à la foire de Pâques 1802, paraît le compte rendu de la foire de Pâques 1801 ; à celle de la Saint-Michel, celui de la Saint-Michel précédente.

Il serait sans doute préférable que le compte rendu ne retardât que de six mois, et non pas d'un an tout entier sur les événements. Mais ce qui suit plus bas en montrera l'impossibilité.

8). Notre travail principal est pourtant toujours l'histoire du temps présent. II faut donc que la première livraison, outre le ou les volumes d'introduction, contienne encore le compte rendu d'une foire tombant réellement à noire époque. Par exemple, à Pâques 1802, paraîtraient l'introduction et le compte rendu de Pâques 1801, et ainsi de suite, chaque semestre, un volume.

9). A l'œuvre on connaît l'ouvrier; non l'inverse. Mon opinion, sauf meilleur avis, serait que nous ne fissions pas d'annonces, que nous ne laissions rien transpirer oralement, mais que nous travaillions tout à fait en silence, et qu'une fois l'œuvre tout entière achevée nous nous présentions tout d'un coup, inopinément. L'effet serait alors tout autre.

Plan.

10). Etat de V esprit scientifique et du sens artistique en ç/énéral. — Commencer par montrer ce qu'ils ont été jusqu'ici, ce qu'il adviendra plus tard de ces connexions elles-mêmes; mais il ne pourrait être nuisible de temps à autre — environ tous les cinq ans par exemple — de présenter en particulier un rapport sur telle matière. Par exemple, pour ce qui concerne l'état de la critique publique : les opinions régnantes chez les savants, etc.

H). Philosophie. — Ici, pas de division fixe. Le rédacteur en chef et les collaborateurs de cette spécialité arrangeront la chose d'après les besoins du moment. Par exemple, en ce moment, tout ce qui est dactualité, dans cette branche, se rattache à la lutte qui se poursuit toujours, sous les formes les plus diverses, du dogmatisme contre l'idéalisme transcendantal, avec le désir de se débarrasser de la philosophie en général pour se perdre, soit dans l'empirisme le plus vide de pensée, soit dans un certain mysticisme. Et cette tendance se développe à travers toutes les branches de cette science.

12). Sciences mathématiques. — On prendra pour accordé le connu. Peutêtre de récentes découvertes en astronomie et, pour le passé, l'analyse combinatoire méritent-elles une mention complète.

Absence d'une philosophie de la mathématique; inconvénients qui en résultent pour elle; cela continuera dans l'histoire contemporaine jusqu'au jour où on aura obvié à ce manque.

13 . Physique scientifique dcms toutes ses parties, avec les branches apparentées. Tendance du temps; la lutte capitale entre les empiriques et les aprioristes est le point de vue fondamental de l'histoire contemporaine. La véritable Thérapeutique n'y appartient pas. On en parlera plus bas. dans la mesure où elle peut concerner l'Institut tout entier.

14). Histoire : a) descriptive : histoire naturelle et géographie; b\ proprement évolutive. Esprit et état actuel de cette histoire. L'introduction dit ce qu'elle devrait être; et l'histoire contemporaine met continuellement cette idée à l'épreuve jusqu'à ce que le progrès s'ensuive. Histoire humaine universelle. Y a-t-il une telle histoire? Histoire universelle de la civilisation, histoire politique générale et particulière. Histoire des opinions : histoire littéraire, histoire de la philosophie, théologie théorique (qui devrait être une exposition historique de la doctrine chrétienne; la théologie pratique étant entièrement écartée ici), Jurisprudence (^comme histoire de ce qui a eu et a encore valeur de droit. Le jugement juridique est philosophique. Ce qui concerne la pratique sera traité beaucoup plus bas). 15). Sciences auxiliaires. — Philologie (comme connaissance de la langue; beaucoup de ce qu'on fait ici appartient à l'histoire). Herméneutique : pour elle-même, et comme source de la connaissance de la langue. Considération continuelle des modifications qui affectent d'autres langues vivantes, mais en particulier la langue maternelle (comme langue, non comme art ou comme style), avec indication, sans préjuger la question, du sort futur de ces modifications.

16). Art.

1/). Art oratoire et art plastique. Pur : poésie, musique: peinture, sculpture.

(Dans l'introduction : idée de l'état actuel de l'art, de ce qu'il a encore à accomplir. L'histoire contemporaine juge d'après cette idée. Dans l'art plastique elle montre les productions les plus remarquables de tous les pays, et elle les juge....) Appliqué : style en général; style plnlosophique, historique, descriptif. (Cette appréciation est une des obligations capitales de notre Institut. 11 peut, il doit y avoir des œuvres qui, déjà examinées scientifiquement dans les branches auxquelles elles appartiennent, seront encore appréciées ici d'une manière particulière au point de vue du style : pas toutes bien entendu, mais seulement celles qui sont instructives à cet égard par leur supériorité ou leurs défauts. A cette catégorie appartiennent aussi toutes les œuvres théoriques sur l'Art.)

18). Arts mécaniques. — Thérapeutique, c'est-à-dire matières médicales, Chirurgie, etc. Technologie, agriculture, économique en général, sciences militaires. — Livres sur ces sujets : mais en particulier notices historiques sur les découvertes nouvelles, nationales et étrangères.

19). Pédagogie [au sens le plus large du mot). Éducation des arriéré!^. — Livres sur le sujet. Nouvelles concernant les institutions d'éducation primaire et supérieure; et aussi l'état régnant de l'éducation familiale. Éducation du peuple : par VÉglise (Théologie pratique, sermons, catéchismes, rituels : ouvrages théoriques les concernant). Par VÉtat (par exemple : la jurisprudence pratique et la politique : ouvrages théoriques les concernant. Inlormations historiques sur les constitutions, les lois, les ordonnances nouvelles).

Collaborateurs et leur organisation.

A). Un rédacteur en c/te/" qui fixe l'ordre et l'ensemble, qui élabore ce qui a été indiqué au n° 10, qui seul soit publiquement en nom, qui traite directement avec l'éditeur pour le contrat, qui soit responsable de tout en général devant le Sénat académique, le public, l'éditeur et les collaborateurs.

B). Un rédacteur particulier pour chaque branche particulière de la science qui a besoin de son spécialiste. Celui-ci organise l'article de sa partie de manière à en faire un tout. Il choisit les collaborateurs de sa profession, qui sont uniquement en relations avec lui, etqu'il n'a pas besoin par conséquent de nommer au rédacteur en chef.

C). Des sous-collaborateurs et collaborateurs adjoints (voir B).

D). Le rédacteur de chaque branche aie droit illimité, pour les articles que lui envoient les sous-collaborateurs adjoints, de faire des coupures, des modifications et d'une manière générale le nécessaire pour qu'il en sorte un tout qui lui convienne. Le rédacteur en chef a le même droit vis-à-vis des articles que lui envoient les rédacteurs en sous-ordre.

E). L'éditeur paie uniquement des honoraires au rédacteur en chef que seul par conséquent il a besoin de connaître. Celui-ci, à son tour, paie les rédacteurs des différentes branches, et ceux-ci leurs collaborateurs adjoints. Le mieux serait que tout volume, quelles que fussent ses dimensions (plus court, par suite plus approfondi et plus achevé, meilleur il est), coûtât au public la même somme déterminée, fût payée au rédacteur en chef la même somme déterminée, et que celui-ci payât aux collaborateurs de chaque branche les mêmes honoraires fixes.

D'après une évaluation approximative on aurait besoin des collaborateurs suivants : un rédacteur en chef qui cependant pourrait être en même temps aussi le rédacteur d'une spécialité, par exemple de la philosophie; un rédacteur pour les mathématiques: un pour la physique; un pour les sciences naturelles et la géograpJiie ; un pour l'histoire (ce qu'on appelle d'ordinaire ainsi ; un pour Vhistoire de la littérature et de la philosophie: un théoricien en théologie, un théoricien en jurisprudence, un rédacteur pour chaque science auxiliaire, un pour les arts oratoires, un pour les arts plastiques, un pour la musique, un pour la technologie et un pour l'économique, un maître de religion en exercice, un maître en pédagogie, soit 14 rédacteurs. Collaborateurs adjoints, deux ou trois pour la philosophie, autant pour les mathématiques, quatre ou cinq pour les sciences physiques. Pour l'histoire deux ou trois. Pour l'histoire littéraire et philosophique un. Pour les sciences auxiliaires deux ou trois. Pour l'art oratoire trois. Pour les arts plastiques et toutes les spécialités où il y a des notices historiques, plusieurs correspondants (le rédacteur d'une spécialité qui est dans la nécessité d'avoir des correspondants reçoit pour cela une gratification spéciale), donc seize ou vingt collaborateurs adjoints et plusieurs correspondants, un personnel d'environ quarante personnes.

Appendice.

Concernant un ascendant puissant à exercer sur la librairie en connexion avec l'Institut.

i). L'éditeur de la publication critique a droit de préemption sur tous les manuscrits des collaborateurs, c'est-à-dire que, s'il veut accepter les conditions que tout autre éditeur aurait pu accorder à l'auteur, il obtient la préférence pour la publication.

2 . Par contre l'éditeur est tenu de publier, à des conditions avantageuses (au sujet desquelles il peut s'entendre avec les rédacteurs), les manuscrits des collaborateurs qui lui sont recommandés par les rédacteurs (qui par suite les lisent ex officio et ont à formuler leur jugement sur eux).

3). D'autres savants qui ne sont pas des collaborateurs doivent aussi avoir le droit et être sollicités d'envoyer à la société leurs manuscrits à fin d'examen et de recommandation pour la publication. De là résulte que l'éditeur de la publication critique a également ce droit pour les manuscrits qui lui sont offerts.

4). Les conditions précédentes seront inscrites dans le contrat en forme, de façon à pouvoir porter plainte devant le Sénat académique en cas de violation.

La première chose que nous ayons maintenant à faire, n'est-ce pas de chercher un éditeur? Personnellement, je crois notre projet, particulièrement à raison de l'appendice qui précède, de telle nature que tout homme ayant des moyens et doté de quelque capacité intellectuelle, (qu'il soit ou non librairei auquel on l'aura exposé, l'embrassera avec empressement; je crois, par conséiiuent, que l'éditeur doit être le cadet de nos soucis. Mais tous nos soins et toutes nos rêllexions doivent porter sur la recherche du personnel éuumcré plus haut, d'un personnel

APPEiNUIGE. 259

capable des services qifon réclame de lui, sur les moyens de le réunir et de nous assurer de lui.

La discrétion nous est d'autant plus nécessaire que j'entends parler dune entreprise analogue K

Schlegel commençait par signaler le vice capital des Revues critiques I)arues jusqu'alors : manque d'impartialité ; inégalité des jugements, due à la grande diversité d'origine des collaborateurs; beaucoup trop de complaisance pour les ouvrages médiocres ou mauvais; beaucoup trop de hâte dans lexamen des ouvrages importants et parfois une totale omission; trop d'irrégularité dans la date des comptes rendus, les uns paraissant aussitôt après la publication des livres, les autres tardant parfois plusieurs années à paraître, etc.

Si l'on ajoutait que ces revues contenaient des rapports sur des matières si particulières qu'elles étaient incompréhensibles pour les non-spécialistes, sans que par ailleurs elles pussent satisfaire les savants de métier qui ont leurs journaux professionnels; si l'on considérait encore la publicité défectueuse de ces journaux savants, dont la forme était empruntée aveuglément et sans raison aux journaux politiques, alors que les événements du monde littéraire ne se succèdent pas au jour le jour comme les événements d'une campagne militaire, on comprenait la nécessité dune transformation radicale de la revue littéraire.

D'abord la nécessité de renoncer à l'apparence et au titre du journal; à la périodicité mensuelle aussi qui ne permet pas, vu les dimensions des fascicules, les travaux de quelque étendue. Le meilleur mode de publication était celui d'Amiales en un ou plusieurs volumes allant d'une foire à l'autre -.

Leur but serait de signaler les publications les plus remarquables, leur rapport aux publications précédentes ou actuelles, leur importance pour l'avenir, bref d'en préparer véritablement l'histoire; les mots scientifiques et littéraires délimitaient plus nettement et plus clairement le cadre de l'Institution que le mot vague et indéterminé de littérature, enfin l'expression pour VAllemagne signifiait, non pas sans doute l'exclusion de tous les ouvrages étrangers, mais un choix dans ces ouvrages, le choix de ceux qui avaient pu influer en Allemagne sur la marche de la Science et des Lettres 3.

Devant l'impossibilité d'apporter une revue complète de tous les livres — ils étaient trop nombreux — les Annales chercheraient à être universelles en ce sens qu'elles s'attacheraient à l'examen des ouvrages qui avaient une portée générale, intéressaient l'homme dans son humanité et faisaient partie intégrante de la culture supérieure de l'esprit Donc, exclusion de tous les livres qui ne présentaient que des données

L Otto Fiebiger, Johann Goillicb Ficktes krilische Plane wdhrend der Jahre 1.71)0-1801 (la Neue Jahrbiicher fur das hlassische AUertum, Geschichte und deatsche Literatur, hgg. von F. Ilberg, p. 210-215).

2. A.-W. voii Schlegel, S. W., éd. Bôcking, YIII. Bd., Leipzig, Weidmanns'che Buchhandlung, 1846, Entwurf zu einem kritischen Institute, 1800, p. 50-31. — 3. Ibid., p. 31.

empiriques ou des propositions positives sans rapport à un système ou sans déduction à partir de principes; de même, exclusion de toutes les connaissances purement techniques, sans autre valeur que leur application à des buts spéciaux.

Voici quelles seraient les matières dont s'occuperaient les Annales :

■1° La philosophie dans son acception la plus large;

2° Les sciences naturelles (physique empirique et physique spéculative; mathématiques dans leur application à la physique);

3° L'histoire qui intéresse la civilisation humaine; et aussi les chefsd'œuvre historiques.

4° La philologie (philosophie de la grammaire comparée, critique philologique et exégèse);

0° Les belles-lettres et leur théorie (comprenant la rhétorique, la poésie en particulier, à laquelle on réserverait une place privilégiée, les arts).

De ce qui touche aux sciences dites des Facultés on retiendrait :

1° de la théologie : la théorie philosophique des religions, la critique et Texégèse des livres sacrés, en tant qu'on peut les considérer comme documents pour l'histoire de l'humanité;

2° de la jurisprudence : le droit naturel et la théorie de la législation;

3° de la médecine : les fondements de son système, en tant que reposant sur les sciences naturelles^.

La constitution de l'Institut était fort simple. Tous les collaborateurs, penseurs indépendants, devaient être animés d'un même esprit et d'un même zèle pour le progrès de la science et de l'art. Le directeur ne serait que leur commun chargé d'affaires et l'agent de leur mutuelle communication. Chacun des collaborateurs, dans la spécialité qui le concernait, indiquerait les travaux qui méritaient d'être retenus. L'essentiel de la rédaction serait ainsi divisé entre tous les collaborateurs, et ces collaborateurs devaient être Bernhardi, Schelling, A. -G. Schlegel, Fr. Schlegel, Tieck. Le directeur pourrait s'en adjoindre d'autres pour telle ou telle branche secondaire, avec l'approbation delà majorité^.

En ce qui concernait la forme des articles, la liberté la plus entière était laissée aux collaborateurs : lettres, dialogues, aphorismes, tout était permis sauf la « recension », nom et chose, c'est-à-dire la pédanterie professionnelle, le ton guindé, les extraits inutiles des livres examinés.

Ces articles pourraient être, soit de grandes études critiques, pour les ouvrages les plus importants ou l'œuvre intégrale d'un auteur en renom, soit de courtes critiques sous toutes les formes, et le meilleur nom qui conviendrait serait alors celui de Notices; soit encore des comptes rendus par les auteurs de leurs propres ouvrages (Selbstanzeigen) où les différents collaborateurs des Annales, à l'apparition de leurs œuvres nouvelles, exposeraient le plan de leur livre et leurs intentions, sans que ces comptes rendus des auteurs par eux-mêmes excluent de la part des autres collaborateurs un jugement élogieux ou critique dans un aperçu, dans un parallèle ou sous toute autre forme, soit enfin d'une critique de la critique ou d'une revue de ces comptes rendus mêmes. Les Annales ainsi constituées

1. .\.-W. voa Schlegel, S. W.. éd. Bôcking, VIII. Bd., Entwurf zu cineni krilischen Instiiule, 1800, p. 51-.54. — 2. Ibid., p. 54-53.

devaient forcément être en lutte avec les autorités surannées, avec les esprits paresseux, avec l'obscurantisme scientifique, d'où la nécessité de polémiques sous les formes les plus variées : railleries, pointes, parodies, qui serviraient à mettre en lumière la bêtise et la perversité. Chaque collaborateur indiquerait, laconiquement, pour sa partie, les erreurs les plus frappantes.

Les noms de l'ensemble des collaborateurs seraient indiqués dans l'introduction mais non reproduits à la suite des critiques; seul le nom du directeur figurerait sur la couverture.

La dernière partie du plan était consacrée à l'examen des conditions matérielles : format in-8°, dimension des volumes (14 à 30 feuilles), nombre des volumes, honoraires (2 Louis la feuille), etc. ^

Berlin d. 12. April 1800.

Ich fur meinen Theil verspreche nicht nur formlich und ordentlich meine Portion zu liefern, sondern gebe Ihnen auch hiemit feierlich meine Stimme zum Rcdaktorat, und bevoUmachtige zugleich den Friedrich ûber die Vertheilung der Arbeiten, in so fern einem Jeden eine Meinung dabei zustehen soll, die meinige zu fûhren; sonst aber renoncire ich auch auf eine Meinung, da ich vorausseze, dass Sie von den Kraften der Mitarbeiter und was fiir einen Jeden das Beste ist eine richtige Idée haben. Freilich ware ein solches Unternehmen ohne eine gewisse Vollstândigkeit nichts; indessen wunschte ich zu wissen, ob Ihre Meinung dahin geht dass wir uns sogleich auch auf die eigentlich sogenannten Wissenschaften extendiren sollen? Ich fur mich bin fûrs erste dagegen, nur was zur Philosophie uber sie gehôrt muss uns frei bleiben. Die monatliche Erscheinung ware hôchst gênant, auch wenn wir aile mehr Monatsarbeiter wàren, und so bin ich ebenfalls fur die messliche. Machen Sie nur, dass Sie in Leipzig, wohin Sie ja reisen wollen, einen Verleger packen, und treten Sie dann gleich Ihr Amt an, damit sich die Herren bei Zeiten in die Rippen stossen und wir wo moglich gleich in einen guten Vorrath kommen. Bernhardi habe ich seit Gestern da ich Ihren Brief empfing noch nicht sehen konnen: ich will ihn aber heute aufsuchen und ihm das nôthige mittheilen. Den literar. Artikel im Archiv wird er wol ohne Schwierigkeit aufgeben; aber fur die Romane ist, wie ich fûrchte, weder er noch seine Frau, mit der er in dieser Ruksicht sehr eine Person ausmacht, zu rechnen, weil cr in diesem Artikel jezt viel in der A. L. Z. arbeitet, und ob er dièse auch sogleich aufgeben wûrde weiss ich nicht, indess haben wir ja Caroline und Dorothea, die gewiss fur dièses Fach nicht nur vortrefflich sondern auch genug sind. Ich fur meinen Theil bin mitallera

1. A.-W. von Schlegel, S. W., éd. Bocking, VIII. Bd., Enlxvurf zu einem kritischen Inslitule, 1800, p. 35-57.

"was ich kanu und noch kônnen werde der Eurige und ich hoffe es soll nocli etwas aus mir werden. Uebrigens versteht sich von selbst dass wir aile unser Recht zu vetoiren, denn ein solches giebt es doch bei jedem gemeinschaftlichen Unternehmen, in die Hande des Redakteurs legen.

Sie sehen wie sehr mir die Sache Ernst ist, so dass ich nicht cher iiber etwas Anderes mit Ihnen reden konnte

SCHLEIERMACHEU.

Berlin d. 3. Mai 1800.

Redakteur der Xotizen sind Sie ohne weiteres Stimmensammeln von selbst, weil es kein Anderer sein kann. Gott segne nur Ihre Reise nach Leipzig. Das Nennen ist ein Punkt ùber den ich besonders wenig verstehe, indess dâchte ich Ihr Name dûrfte auf keinen Fall fehlen; wie es mit den Unsrigen gehalten werden soll, darûber weiss ich wahrlich nichts zu sagen; aber wuinderlich wûrde es mir vorkommen wenn wir aile auf dem Titel paradirten. Sollen wir uns etwa unter jeder einzelnen Arbeit nennen? dann kônnen wir das Huch sogar in Danemark drucken lassen !

SCHLEIERMACHER

Berlin d. 27. Mai 1800.

Bernhardi hat verschiedene Maie gegen mich geâussert, er lurchte, dass Fichte bôse werden wûrde, wenn er von dem Notizenplan etwas hôrt, weil er doch selbst oft genug den Vorsaz zu einem kritischen Institut angedeutet batte. Wenigstens ware eswol gut, wenn Sie Ihni cher etwas davon miltheilten als die ganze Welt es erfâhrt — aber auch nicht viel eher, der lieben Maurerei wegen. Mir scheint es nicht schwer zu sein, ihm die Sache in einem solchen Lichte zu zeigen, dass er gar nichts dagegen haben kann

Leben Sie wol, lieber Freund, und treten Sie bald Ihr Redactorat an mit so grosser Vollmacht als Sie nothig fînden.

SCHLElERilACHER.

Berlin d. 29. Aug. 1800.

Sie liaben mir mit Ihrcm Briefe, tien ich vorgestern erhalten habe,

sehr viel Freude gemacht; und ich eile auch, ihn sogleich zu beantworten,

soweit es vor der Hand môglich ist. Noch an deni nemlichen Tage bin

ich Xachmittag zu Fichte gegangen. Er kam mir damil entgegen dass es

ihm recht lieb sei dass ich gerade jezt kame, er habe einen Brief

erhalten, der ihn entsezlich iirgere und ûber dessen Inhalt er gern mit

mir reden wollc; es war Schellings Brief, und Sie kônnen denken dass

er nun den Ihrigen schon nicht in der besten Gemiithsverfassung zur

Hand nahm. Er las mir ihn stellenweise vor und commentirte. Sobald er

etwas sagte was sich auf seinen Plan bezog, that ich fremd, und er erôff-

nete mir ihn nun selbst, gab mir die Ankûndigung zu lesen und nannle

ihn einen Nothplan. Er habe hier einen Plan bei Unger vorgefunden, habe

ihm gesagt er wolle das Ding wol machen, Unger habe sich ihm

darauf ganz in die Arme geworfen, und er habe ihm Ëuch Allé ver-

sproc/ien. Ich fiel ihn darauf im Centor [?] an, und sagte ihm, wenn der Plan

anfangs bloss in Ungers Seele geruht, und er, Fichte, ihn also eigent-

lich allein gemacht habe, so habe er ja Unger ganz in seiner Hand und

kunne thun was er wolle, in Verlegenheit kônnte er nur sein wenn schon

friiher verbundene Mitarbeiter im Spiele wâren. Darauf kam dann das

Bekenntniss heraus, welches mein armes Herz in eine besonders weiche

Stimmung versezte, dass Woltmann den ersten Plan gemacht, und dass er

also diesen Mitarbeiter bereits vorgefunden. Sie sehen das Fichte mir

keine Einladung hat zukommen lassen. Wir stehen auf dem besten Fuss

mit einander in sofern kein Fuss auch einer ist, aber er hat niemals

meinen kritischen Versuchen — auch vor der Bestimmung und ganz

unabhangig von ihr — so wenig als meinen andern Arbeiten einigen

Geschmack abgewinnen kônnen, so dass er mir auch bei der Stelle Ihres

Briefes, wo Sie ihm die Notizen im Athenàum als Maasstab des kûnftigen

angeben, sagte : gegen dièse habe er nichts einzuwenden, sie wàren

sehr griindlich, nemtich die von ïhnen. Es war ihm sehr lieb, dass ich

unsern Entwurf bei mir hatte, und or fing nun an ihn durchzugehen,

griff mehrere Ausdriicke auf, von denen er, sowie auch vom Titel, behaup-

tete Sie hâtten sie aus seinem schriftlichcn Entwurf entlehnt; wollte in

der Erwàhnung der ungleichen Zeit der Beurtheilung in andern Jour-

nalen eine merkantilische Bûcksicht und darin dass Sie in der Philologie

den Accent auf die philosophische Grammatik legten eine Bûcksicht auf

Bernhardi finden, und schritt auf dièse Art in einer hochst piquirten

Kritik fort, der ich mit aller moglichen Gelassenheit und Sanftmuth

begegnete. Ich sagte ihm tiber das Entlehnen konne ich nicht urtheilen,

da ich seinen Entwurf nicht gesehen, die einzelnen Ausdrûcke aber schie-

nen mir ganz unschuldig zu sein und so dass wol jeder darauf kommen

kiinne, ûber den Titel seien erst mehrere Vorschlage debattirt worden

pj). und machte ihn auf die wesentlichen Verschiedenheiten der beiden

Plane aufmerksam. Uenn er hatte mir gleich anfangs angekûndigt, in

Rûcksicht der Uebersichten wiirde er nie mit Ihnen ûbereinkommen, Kritik ùber einzelne Werke (ausser wenn es Werke der bildenden Kunst wâren) sei Slimperei, und nur in einem systematischen Ganzen konne etwas ordentliches gcleistet werden. Nachdem ich ihm, ohne ûber die Sache zu streitcn, unser aller leste Ueberzeugung vom Gegentheil mehrmals versichert und ihn immer wieder auf diesen Punkt gefùhrt hatte, gestand er endiich ein Sie hâtten ganz nach Ihrer Ueberzeugung gehandelt ihm den Plan so lange vorzuenthalten, denn Sie hatten nicht glauben kônnen, dass er beitreten wûrde. Ruckfâlle aber ûber jenes Entlehnen bekam er immer wieder. In dieser unruhigen Gemûthsstimraung glaubte ich nun wûrden die Seile der Liebe den a-/.),r,pa-jyéva cher wiirgen als ziehn, und bat ihn also nur reiflich zu iiberlegen was zu thun sei. nachdem ich ihn so fein und schonend als moglich darauf hingefûhrt, dass er Euch doch nicht so a priori an Unger versprechen kiJnnen und dass nun die Verlegenheit allein auf seiner Seite sei. Hôchst komisch sagte er es mir als einen Ruhm, er sei der planloseste Mensch und benûze nur immer die Gelegenheit, gestand sein gegenwârtiger Plan sei ein Nolhplan und behauptete doch es wûrde mehr Einheit in dem Ganzen sein, als in dem unsrigen. Der gute Fichte hat erst hier ganz kûrziich eine traurige Erfahrung davon gemacht was dabei herauskommt wenn man sich in etwas hineinzwângt was von schlechten Menschen schlecht eingeleitet ist, und er hat sich von den erbârmlichsten Subjekten eine Nase mûssen drehen lassen, und nun wollte er schon wieder eine Gelegenheit mit Woltmann benuzen, bekannte auch unverholen, dass dieser ein schlechter Schriftsteller sei, allein er werde ihm schon die Flûgel làhmen, und mit ihm machen was er wolle. Sollte dièses monarchische Princip nicht noch weiter binaus angewendet werden? Auch kann ich Ihnen noch eine Aeusserung nicht verschweigen, die ihm gleich Anfangs enlfiel : es solle ihm sehr leid thun wenn eine Spaltung daraus enstehe, er sei noch gar nicht Willens eine zu machen. Nun ist dièses noch zwar nur zweideutig. aber zweideutig ist es doch. Am andern Tage habe ich Bernhardi zu ihm geschickt, dieser hat mir heute frûh von seiner Mission referiren woUen, es aber nicht gethan, und ich habe nun keine Hofnung mehr ihn vor Abgang dièses Briefes zu sprechen. Aus seinen Aeusserungen musste ich schliessen, dass ihn Fichte, wenn auch nicht fôrmlich eingeladen, doch schon frûher von seinem Plane hat merken lassen. Auch hatte er nicht ûble Lust wenn beide Institute zu Staude kàmen an beiden zu arbeiten, da unsers ja doch, wie er sich ausdrûckte, die Zeit nicht ganz verzehren wûrde, und er scheint beide Jahrbûcher, die A. L. Z. und des Archiv, vereinigen zu wollen. Dièse Vorstellung von dem was ein Mensch prâstiren kann geht ûber mein Vermôgen. Nun wûnsche ich herzlich dass Sie mit Schelling dahin zum Schluss gekommen sein môgen die Ankûndigung in die A. Z. baldmoglichst einrûcken zu lassen. Wie kann Fichte das ûbel nehmen, da er weiss wir sind mit Cotta in Richtigkeit? Es wûrde ihn selbst aus der Verlegenheit reissen, denn es wûrde Unger bestimmen, die Sache aufzugeben; und ûberhaupt je rascher wir nun zum Werke schreiten, desto besser scheint es mir zu sein. Schellings Vorschlag wegen Nichtnennung will mir nicht recht gcfallen; hôren Sie

\v;unin. Sclion seit Ihrem Abscliiede von der A. L. Z. tràgt man sich hier mit dem Gorûcht dass Sie und Friedrich eine neue L. Z. bei Cotta heraustr<'l)en wûrden, und dièses Geriicht hat sich seit der lezten Leipz. Messe (lurch Buchhiindler erneuert; so bald also nun etwas bei Cotta iingekiindigt wird werden die Leute nach ihrer Weisheit die Sache crrathen. und das unpartheiische Publikum wird nur sagen wir wollten den Faktionsgeist hinter der Anonymitiit verbergen, welches uns nur in schlimmeren Crédit sezen wûrde als die offene Nennung wenigstens des Redakteurs. Denn, was die ganze Gesellschaft betrifft, so ist es freilich besser, sie nicht eher zu nennen bis sie vollzâhlig ist, sonst wird man wieder sagen : « da werden in dem und jenem Fâche, worin sich noch Keiner von uns recht gezeigt hat, scliône Sachen zum Vorschein kommen ». Mit der Wahl der exoterischen Mitglieder hat es zwar an sich keine Eile, aber wenn nun Fichte darauf beharrte, seinen Plan neben dem unsrigen auszufuhren, wie dann?

Ihr Urlheil ùber meine beiden Notizen hat mirzur grossen Beruhigung gereicht; mir war in der That bange gewesen es kônnte Ihnen und Friedrich scheinen als sei ich mit Fichte nicht sauberlich genug verfahren, ohnerachtet ich es nicht besser zu machen wusste, und es war mir hôchst fatal dass der Aufsaz hatte gedruckt werden mussen ohne Ihre Censur passirt zu haben.

Wie Fichte es genommen hat, darûber weiss ich Ihnen wenigzu sagen. Als ich ihn das erste Mal nach Erscheinung des Athenaums sah, sagte er nur er habe sie noch nicht ordentlich gelesen; vorgestcrn sagte er mir als ich gehn wollte, er habe noch ausfuhrlich mit mir iiber meine Notiz zu sprechen, es blieb mir aber damais keine Zeit ûbrig, und ich werde ohnedies nachstens wieder zu ihm gehn. Zu Bernhardi hat er gesagt : ich habe ihn persifliren wollen, mich aber unglïicklicherweise selbst persiflirt. Vielleicht noch mehr, was mir dieser aber nicht wieder gesagt. Ich werde ihm beides grûndlich zu benehmen suchen, und recht aufrichtig mit ihm iiber die Sache reden. Sie wissen vielleicht nicht dass seine Frau tôdtlich krank gewesen ist, deshalb war lange nichts grûndliches mit ihm zu sprechen: sie bessert sich jezt nun ebcn. Vielleicht hat Ihnen auch Friedrich, der in solchen Dingen saumselig genug ist, nicht geschrieben wie Frôlich sich mit den Honorar fûrs Athen. abgefunden hat. Er hat mir eine in lena zahlbare Assignation auf 50 M, geschickt mit dem Bedeuten dass er das ûbrige abrechnen wolle, auf das was Fr. fur die Lucinde voraus habe, welche ja nicht erscheinen zu wollen schiene. Ich finde das um so grôber da er sehr gut wusste, dass das Stûck fremde Beitrage von hier enthielt, welche auf dièse Art nicht honorirt werden kônnten. Er ist doch in jeder Beziehung ein schlechtes Subjekt.

Der jiingere Pfaff ist eine sehr gute Acquisition, die wir ja nicht verabsàumen mussen. meine mathematische Laufbahn kann ich ohnedies erst in ein Paar Jahren eroffnen, und auch dann wollen wir uns schon vertragen. Eschenmaiern hat ja Schelling auch schon ein sehr gutes Zeugniss gegeben.

Was Sie fur den Anfang der Jahrbûcher versprechen ist sehr schôn; aber Schade wâre es, wenn der Wieland nicht recht bald kâme ; indess wird

freilich Manches der Ganzheit der Aufsâze aufgeopfert werden mûsscn, wenn Sie anders der Meinung sind dass keiner, auch nicht eine Lebersicht, abgebi'oclien werden darf.Bernhardi habeichlhre Auftràgebestellt, und er wird Ihnen wol selbst antworten. lu Rûcksicht der kritischen Journale werde ich nun mein ganzes System aiidern und sie lesen miissen, um bisweilen einen Beitrag zur Revision zu liefern. Auch diesen Artikel. eben wie die Selbstanzeigen, erklârte Fichte fur entlehnt. Ich habe jezt mehr aïs jemals Lust etwas ùber die lezten Begebenheiten der L. Z. zu sagen, und wenn ich Zeit fînde und einen Verleger so lasse ich es am liebsten allein drucken. Was hat denn Schelling zu meiner Notiz ûber die Bestimmung gemeint? Kônnen Sie mirs aufrichtig sagen, so werden Sie mich sehr verbinden.

Von meiner Theilnahme an Ihren Verlust will ich Ihne i nichts weiler sagen. Ich weiss von Ihrer theuern Auguste doch so viel, aïs ohne eigne Anschauung môglich war, und, wenn Sie vielleicht zulàllig gehôrt haben wie vorzùglich junge Màdchen mich intcressircn, so kônnen Sie Sich deiiken wie mir dabei zu Muthe gewesen ibt. Ihren Auftrag werde ich bald môglichst besorgen; Schadow wohnt jezt auf dem Lande, ich werde aber gewiss nicht darauf warteu dass er in die Stadt zieht, sondern ihn nachste Woche besuchen, und Ihnen dann ba'.digst referiren. Ich hoffe von lena aus zu erfahren ob ein nâchster Brief Sie noch in Bamberg trelîen kann. Mit Ihrem Briefe zugleich erhiell ich einen von Dorothea, ohne eine Zeile von Friedrich, der wahrscheinlich mit seiner bevorstehenden Promotion aile Hiinde voll zu thun batte. Mich soll wundern, ob dièse nicht Gelegenheit zu irgend einem Ausfall geben wird. Môchten Sie doch auch bald wieder an Ihre Teufelei kommen, deren Gegenstand sich recht qualifîcirt hôchst ergôzlich zu werden. Ich bin gesprungen aïs ich den Namen Kotzebue las. Aber wie kûnstlich erregen Sie immer meine Erwartungen wenn Sie einen nur halb befriedigt haben! Das grosse Gedicht, welchcr Art wird das sein? Mit meiner Bekehrung zur Poésie, das wird wol noch lange Zeit haben, w^ilssten Sie nur was ich Ailes in Prosa zu thun habe!

Ich komme nun auf Ihre Yorschlage. Um die Apodiktik batte ich Sie schon selbst bitten wollen, und da ich die Claris Fichtiana einmal gelesen habe, so sehe ich nicht ein, warum sie ein anderer lesen soll — es wird ûbrigens nur eine kleine Notiz werden. Zur Kalligone ist Bernhardi zwar bereitwillig, jedoch will ich sie auch ubernehmen wenn Sie etwa fiir B. zu viel Anderes in Petto haben oder es «ntschieden fur besser halten, dass Ilerder auch auf eine andere Art appretirt werde. Den Bardili ûberlasse ich Schelling sehr gern. so auch den Jakobi an Fichte. Ich fur mein Theil warte darauf dass Jakobi noch einmal etwas Grosses schreiben soll. Darauf mochte ich, wenn Sie nichts dagegen haben. Beschlag legen, und ihn dann in Lebengrôsse vornehmen, wenn Sie nemlich zulrieden sind dass es mit eben so viel Ernst als Achtung geschehe die ich in der That fur Jakobi hege, ohnerachtet ich sein àiwvov i/iOôoc und aile seine falschen Tendenzen auf den Grund zu kennen glaube. Fichte hatohnedies, als ich einmal die Lust aussertc etwas iiber Jakobis Brief entweder selbst zu sagen, oder noch lieber Ihren Bruder dazu zu veranlassen, es deprecirt unter dem Vorwande dass er ihm selbst erst

iiilworten wolle. Thut es Schelling aber, so wird or gewiss nichls dîiuogen haben. Dass Sie mir den Reinhold wiirden zuschanzen wollen iiatte ich nicht erwartct, da ich wussle dass es Schelling thun wollte. Mil' Ursach warum Sie ihn lieber mir zuschieben woUen lâsst sich zwar liuien; aber bedenken Sie doch, ob wir dièses Princip, wenn wir es cinmal annehmen, solUen durchfûhren konnon, und ob wir nicht besser tlifUen uns in der Zuversicht auf unsere Gerechtigkeit dessen zu ûber- IhIkmi. Auch seho ich nicht ein, wie Schelling in der Révision den Ih inhold ûberhingehen kann. Dasselbe Princip wurdeiibrigens auch auf (irii Jakobi anwendbar sein, ohne dessen Einflusseine P»evision gar nicht liât te zu Stande kommen konnen, denn es ist eine Keckheit und Zuvcr- •-ii lit darin deren Reinhold gar nicht lahig ware, ebenso auch den lîardili, und was wiirde Schelling iibrig bleiben wenn er dievermeiden \\ ollte die ihna unmittelbar ins Gehege kommen? Das sind meine Gegen- Lriiinde, und nur wenn Sie es fur unumgânglich nothwendig halten submittire ich; denn es ist ein langweiliges Geschaft, und ich glaube dass '•-- Schelling leichter werden wird als mir, weil ich noch so viel dazu ksen mûsste, und mir das noch immer schwer wird. Fragen Sie doch auch Schelling ob er in seiner P»evision auf die Archimetrie zu reden knmmt, sonst môchte doch eine kurze und bûndige Notiz davon nicht uiirecht sein. Von dem Zustande der Théologie und Religionsphilosophii: in Hczug auf einander môchte ich wol eine tûchtige Uebersicht geben; aller ich glaube im dritten Bande, d. h. ohngelahr ûbers Jahr wird dazu /- 'it genug sein, bis dahin rûckt noch Manches in diesem Fach weiter \i)r. und es kann dann Ailes um so vollstândiger und klarer gcmacht werden. Im Auge habe ich es jezt schon, und Sie konnen sich darauf M >llig verlassen. Lichlenbergs Schriften kann ich wol vorlâufig ûbernohmen, l'I) ich sie gleich noch nicht gesehen habe. Vielleicht redete ich auch mit den neuen Uebersezern der Repuhlik des Platon ein \Yortchen, da ich (las Zeng doch ansehn muss, wenn es sich nemlich der Miihe verlohnt. Nun bitte ich Sie aber ja mir zu sagen was Sie etwa fur den ersten Lîand môchten, denn ich werde im nàchsten Vierteljahr nur an das -Xothigste denken konnen ; hernach hoffe ich mehr Zeit zu gewinnen. Je eher Sie mir dies sagen konnen, um desto lieber wird es mir sein.

Leben Sie recht wol; empfehlen Sie mich Ihrer Frau Gemahlin, lieren Gesundheit, wie ich leider hôre, und auch wol nach dem traurigen l^eigniss nicht anders zu erwarten war, noch immer nicht ganz hergestellt ist, und grûssen Sie mir auch Schelling. Sagen Sie ihm, dass Fichte'n seine abschlagige Antwort besonders schwer gefallen, und dass ilm nur beruhigen konnte was er ihm von einem frûheren Vertrage den er schon mit Cotta gehabl geschrieben. Uiese Erwâhnung — es seidamit \vie es wolle, denn ich weiss nichts nâheres davon — ist sehr gut ^(•wesen. Sehr brav ist es, dass Schelling uns so treu geblieben ist; aber auch gewiss in jeder Rûcksicht sehr gut : denn Fichtes Institut, wenn es auch zu Stande gekommen ware, hâtte doch wol schon seiner Natur nach keine Consistenz gehabt. Sie sehen aus diesem Urtheil wie treu ich ireblieben sein wurdc wenn mir auch Fichte die Ehre gethan hâtte mich l'inzuladen.

SCHLEIERMACHER

Berlin d. 20. Sept. 1800.

Wenn Sie es fur das Heil der Jahrbiicher halten Fichte zum Mitredakteur zu haben, so haben Sie sehr wohl gethan keine Umfrage dariiber zu halten, denn ich glaube nicht dass Sie ausser Schellings noch eine recht aufi'ichtige bejahende Stimme dafûr bekomraen haben wûrden. Wieviel ich auch auf Ihre Weisheit rechne, ist Fichte Redakteur fur die Wissenschaft so wird er schon fiir diesen Theil in unsern Plan (der nach seinen Ideen doch auch nur ein Noth-Plan ist) seinen Geist môglichst hereinzuarbeiten suclien, und dies gewiss nicht zum Aeussern rechnen; und ist ihm gar das ganze Fach der Transcendental-Philosophie nebst Naturrccht und spek. Moral ûbertragen, so wird er hier sein ganzes systematisches Wesen regieren lassen wollen. Ich wùnschte wol zu wissen in welchen Ausdrucken Schelling dièse Uebertragung abgefasst hat, und ob er dabei von der Voraussezung ausgegangen ist als wiirde ohne Fichtes Beitritt er selbst dièses Fach in den Jahrbûchern allein bearbeitet haben, eine Voraussezung, die etwas mir vôllig neuesenthâlt. Indess Schelling wâre allein wol nicht fertig geworden, Fichte aber mit seiner Uebersichtsmanier kann es wol bezwingen, und Sie werden dann nicht nôthig haben darûber zu wachen, dass nichts weil es seinen Ansichten widerspricht ausgeschlossen werde. Ob aberZweck und Geist der Jahrbûcher, wie wir uns beides gedacht hatten, dabei gewinnen werden, ist eine andere Frage.

Sie werden mir hoffentlich zutraun, dass dieser Verschiedenheit der Meinungen ohngeachtet ich als Ihr Abgesandter die Sache sehr ernstlich betrieben haben wiirde wenn es noch nôthig gewesen wâre. Fichte sagte mir aber er habe an Schelling schon geantwortet. Er sei gegen Unger nur als Mitarbeiter gebunden, nicht als Redakteur (denn in forma wiirde er dies nicht geworden sein), auch nicht als Werber. Er werde also seine Arbeiten an Unger liefern oder sich wenigstens in Stand dazu sezen; kônne Unger keine Mitarbeiter schaffen, so sei er frei und werde dann wie es von Anfang an sein Wunsch gewesen, unserm Institut beitreten, « wenn er den Geist desselben gehôrig beobachtet habe >. Soviel ich erfahren konnte, meint er damit. dass der Wiz weder allein stehn, noch in die Grunde verwebt sein, sondern nur als Schleppentrâger den Demonstrationen, wie er sie zu machen pflegt, nachfolgen soll. Er wird also wol den ersten und vielleicht auch den zweiten Band beobachlen. Ich wiinschte sehr dass in diesen Banden Ihr Bruder einige transcendental-philosophische Kritiken liefern wollte, damit Fichte an eine von der seinigen verschiedene Art dièses Fach zu behandeln schon im Voraus gewôhnt wiirde, und damit es, wenn er seine Redaktion antritt, an Beispielen die er ehren muss nicht fehlen môge.

SCHLEIERMACHER

Berlin d. 14. Octob,

Ueberrascht hat mich allerdings die Nachricht von Schellings Procedur, iind das um so mehr da er Fichte'n zuerst schrieb « er sei durch einen ticsondern Contrakt mit Cotta noch stârker gebunden aïs wir ilbrigen ». Il h konnte mir dies damais nicht recht erklâren; es sei dem aber wie ihm wolle, so dâchte ich er mûsste sich um so mehr vor Fichte selbst schamen ; auch dieser ist von Unrecht und Duplicitât nicht frei zu sprechen, und mir scheint es aïs ob an irgend eine kûnftige Vereinigung iTir dièses Unternehmen nach einem solchen Verfahren niclit mehr zu dcnken wâre. Conjecturen iiber die Natur der Fichte'schen EriJffnung wodurch dieser Rùcktritt bewerkstelligt worden ist zu machen lohnt wohl eigentlich nicht der Mûhe. Fichte's Idée indessen ist sehr klar : er will unser Biindniss sprengen, aber nur nach und nach, vorher den Unger'schen Noth-Plan ebenfalls beseitigen, unddann ein neues Ganzes uiiter seinen Auspicien bilden. Vielleicht sind schon solche Vorstellungen hinreichend gewesen, um Schelling zu iiberreden, vielleicht auch — w enn Schelling fur diesen Punkt sehr empfanglich ist, was ich nicht WL'iss — pekuniâre : denn F. hat mich hâufig merken lassen dass Loger ein ungleich stârkeres Honorar geboten habe.... Nur mit dem Niederschreiben werde ich nicht cher anfangen bis Sie mir ein Paar Worte darûber sagen kOnnen ob Cotta bleibt, und aiso der erste Band haldmoglichst herauskommt. Ich bin noch mit allerlei eiligen Dingen lieschàftigt, und môchte also meine nâchste Zeit nicht gern theilenwenn • s nicht notwendig ist. Wollten Sie mir vielleicht auf den Fall, dass < ;otta untreu wird, VoUmacht geben eine andere Unterhandlung anzukiiùpfen? Es ist hier ein junger Buchhàndler Namens Reimer der etwas in bonis hat, ein sehr redlicher Mensch ist, und sich fur die gute Seite lier Litteralur interessirt. Er ist zwar ein Freund von Fichte, dessen Sonnenklaren Bericht er auch verlegt; aber ich glaube nicht dass ilios etwas schaden wiirde. Wenigstens kann man vorlàufig auf seine \erschwiegenheit auch gegen diesen rechnen.

Erlauben Sie mir in dem Falle quaestionis wenigstens eine Anfrage an ihn zu thun ; zeigt er sich geneigt, so kônnen Sie Sich dann gleich mit ihm in rapport sezen. Es scheint mir wichtig dass wir einen Verleger recht bald sicher haben und dass wir bald moglichst wirklich erscheinen.

SCHLEIERMACHER

Page 1