‹ Fichte et son temps (volume 4)Chapitre 82 sur 116 · Steffens, Was ich erlehte, IV. Ed., p · texte numérisé non relu

Steffens, Was ich erlehte, IV. Ed., p

4. Ritter, pour qui la philosophie n'était absolument rien d'autre que la Physique (J.-W. Ritter, Fragmente aus dem Nachlasse eines jungen Physikcrs, Zweytes E;indchen, XIII, 588, p. 176), ne voyait dans le système de Schelling qu'un fragment de la

iin'iilerraccusatioii de fomenter un parti contre Schelling^, qu'enfin Schellin''- lui-même, dans sa jeunesse, professait le « fanatisme de rirrélig-ion », qu'il avait commencé par être l'adversaire déclaré de l'orientation mystique qu'avec Novalis, Tieck, Ritter, Schleiermacher, le romantisme prenait maintenant.

En ce qui le concernait, Frédéric Schlegel, pressentant le merveilleux parti que le jeune romantisme pourrait tirer des vues de Ritter, se liait d'une intimité étroite avec le physicien dont Novalis^ lui avait parlé, et se jetait à corps perdu dans la Physique supérieure.

Dès 1798, comme on le voit par une lettre à Schleiermacher, Frédéric Schlegel comptait sur la puissance de la maïeutique pour parvenir à un accord complet avec Novalis sur le galvanisme de l'esprit, une de ses idées favorites. Et il attribuait à Novalis l'honneur de représenter le « Magicien », se réservant le rôle de « prophète^ ». Deux ans plus tard, nous le voyons faire honte à Schleiermacher, encore incrédule, de ne pas vouloir de bien à la Philophysique actuelle, comme si, dans ce qu'on appelle le domaine théorique, ce n'était pas la seule chose vivante, le seul signe des temps; il ajoute que, pour lui, « la physique n'est encore guère que la source de la poésie et le seul excitant des visions * » ; pendant que le physicien se fait envoyer au Belvédère, pour ses expériences, les grenouilles dont Caroline Schlegel parle à Novalis ^, n'est-il pas presque le seul homme que Frédéric fréquente, qu'il voie journellement et dont le commerce lui cause autant de joie que peut en procurer le commerce avec un mortel *? C'est ainsi que Frédéric assiste aux travaux de Ritter^, et

Pliysique (Ibid., xiii, 504 [1803], p. 178). Si, en ellet, le Magnétisme, disait Ritter, est la polarité du temps, l'éleclricité, la polarité de l'espace, leur conflit, le procès chimique, Scheliing, à ses yeux, ne possédait toujours que la polarité de l'espace, et n'était, à proprement parler, qu'un électricien philosophe ou un philosophe électricien. 11 lui manquait d'être un philosophe magnétique, il lui manquait d'unir en lui l'électricité et le magnétisme, d'être un philosophe chimiste, le philosophe par excellence {Ibid., xiii, 587, p. 170).

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