‹ Fichte et son tempsChapitre 191 sur 232 · I. FORBERG · texte numérisé non relu

I. FORBERG

1. Intelligenzblait der A. L. Z., n° 1. Mittwochs, den 9. Jan. 1799. Literarische Anzeigen, I, Ankündigungen neuer Bücher, p. 1-3.

2. Forberg, quelques mois plus tard, crut bon de s'expliquer à son tour, dans une Apologie, sur son prétendu athéisme, « non pour sa personne qui était suffisamment sauvegardée par la protection d’un gouvernement éclairé et juste, mais pour la chose même ». Et ce fut l'apologie de la croyance pratique en Dieu qu'il fit, une croyance qui s’affirmait par des actes, comme maxime de la volonté et n’était pas une simple théorie; ce point de vue était seul capable, selon lui, de fonder une religion morale. L’Apologie éontenait deux parties; dans la première Forberg justifiait sa conduite, au cas même où il eût été, ce qu’il ne voulait être en aucune manière, l’athée le plus déclaré; la seconde expliquait sa doctrine en cinq parties dont voici quels étaient les chapitres : 1° Une doctrine qui nie la possibilité de prouver l'existence de Dieu doit-elle nécessairement s’appeler athéisme? 2° L’exposition habituelle et traditionnelle de la croyance pratique peut-elle être considérée comme le fondement d’une religion morale? 3° L’exposition nouvelle de la croyance pratique peut-elle réellement fournir ce que n’a pu fournir l’autre? 4 Dans quelle mesure la Religion conduit-elle inévitablement à une Théologie? 5° Sur l’opinion du public telle qu’elle s’est manifestée à l’occasion des débats actuels. 6° Dernière question, question perfide : existe-t-il, pour les majeurs un droit de se jouer des mineurs? Voir Intelligenzblatt der A. L. Z., n° 84, den 6. Jul. 1799, p. 668-669.

« Merci, merci du fond du cœur pour votre Appel. Il m'a enthousiasmé. Déjà, autrefois, j'avais trouvé certaine parenté entre l'esprit de Luther et le vôtre. Et maintenant votre situation est la même, et je souhaite que l'issue en puisse être aussi heureuse et aussi décisive. Mais ce souhait est superflu, car nous avons des légions qui combattent avec nous et quelles légions! Je me réjouis de lutter à vos côtés pour la Vérité...

« Ici, on dévore votre Appel : les trois exemplaires qui en existent passent de maison en maison!. »

Puis ce sont, le 1” et le 3 février, Ammon, déclarant à Fichte, en dépit des menaces du gouvernement de Hanovre, qu’il se réjouit de ce nouveau combat de la sagesse et de la force, proclamant sans réserve qu'un athéisme religieux, comme le serait nécessairement celui de Fichte d’après son Appel, est un non-sens?, et Bouterwek déplorant ce malheureux procès d'hommes qui mutuellement se persécutent, au nom de l’amour de Dieu et offrant à Fichte, quelle que soit la distance qui, au point de vue religieux, le sépare de lui, toutes les forces dont il dispose. Il lui propose même spontanément son suffrage, au cas où Fichte croirait devoir provoquer une consultation de tous les penseurs, pour apporter au peuple qui n'est pas en mesure de réfléchir une preuve hislorique que sa doctrine n’est pas un athéisme.

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