Ibid., p. 226. — 3. Ibid., p
chaque homme de cœur répaude, dans son cercle, autant qu'il le pourra, la brochure annoncée, que tous les journaux savants en rendent compte aussitôt que possible. Nous n'éprouvons aucun scrupule à faire cette prière, car Le prix excessivement modique de cette brochure montrera qu'ici nous n'avons en vue d'autre intérêt que celui de la cause même. »
« Les éditeurs du Journal philosophique,
« Les auteurs des articles incriminés,
« L'auteur et les éditeurs de la brochure en question!. »
La prière fut entendue et les marques d'intérêt affluèrent.
La cause de Fichte, comme il l'avait prédit, devint la cause de tous les penseurs libres. Le retentissement de l’Appel fut si considérable, l'émotion causée par la condamnation de Fichte si imtense dans le monde savant, que nous croyons devoir mettre sous les yeux du lecteur les documents qui l’attestent.
Certes, tous les témoignages sont loin d’avoir la même valeur; tous les écrits, signés ou anonymes, en faveur de Fichte ne sont pas d'égale importance : il en est de naïfs, il en est de fastidieux; mais leur accumulation même est impressionnante, et, quoiqu'un peu indigeste, elle fera comprendre mieux que tout commentaire la profondeur du mouvement de protestation causé par l’accusation dont Fichte était victime. |
Le premier qui écrivit au philosophe persécuté fut l’auteur occasionnel de ce grand procès, le recteur de Saalfeld, Forberg ?. |
Dès le 24 janvier, il adressait à Fichte la lettre suivante :